Tournoi du 11 Mars à Montigny le Bretonneux

Episodes 5,6 et 7

Résumé très subjectif du tournoi du 11 Mars à Montigny le Bretonneux

Où l’éducateur à éclipse reprend ses soliloques.

Educateurs sous formation fédérale, Carlos et moi subissons à peu près un samedi sur trois, un formateur qui nous assène sempiternellement les mêmes mots assortis de la même idée sous-jacente : « La vidéo, la vidéo, la vidéo, la vidéo ! »

Ce leitmotiv, il t’en matraque la soupière avec le même entrain rageur que Coach Riou met à mitrailler son fameux : « Aux jambes ! Aux jambes !! Mais, aux jambes !!! » pendant les matchs de nos ouailles.

Du coup, samedi dernier – revenant de formation (oui encore !) pile pour le match, j’intercède enfin aux exigences rigides dudit formateur en m’arrangeant avec Audrey et José pour qu’ils me filment les débats.

Bien sûr, dès lundi, je visionne cela et, au-delà des images, qu’est-ce qui me frappe ?

L’aboiement exaspéré de mon Coach Riou, traversant la vidéo en lame de fond, fond sonore, sonorité stridentes : « Aux jambes, aux jambes, Mais aux jambes… »

Bienvenue au RCPB, le samedi : c’est rugby !

D’ailleurs, soit dit en passant, le rugby pendant les matchs des six nations – autant prévenir, je conçois des idées très arrêtées sur ce point – : c’est sacrilège !

Pas qu’on se réjouisse toujours à voir jouer le XV de France, ces derniers temps, mais bon. C’est un peu comme la messe, quand t’étais gamin. T’y vas et pis c’est tout ! Au reste : tais-toi et tiens-toi sage !

Dieu merci, mes marmots manifestent davantage d’enthousiasme pour nos matchs que je n’en mettais naguère à me rendre à l’église.

La preuve, nous disposions samedi dernier d’une équipe quasi complète.

Ne manquait à l’appel que Maxime !

16 joueurs, ladies and gentlemen, moins Yannis qui, revenant juste de blessure à la cuisse se retrouvait encore empégué par une béquille subie en cours de récréation l’avant-veille (si j’ai bien compris) ; ce qui – brave garçon – ne l’a pas empêché de venir voir jouer les copains et de faire le voyage avec nous.

Et le voyage n’était pas court.

Nous nous déplacions dans les Yvelines à Montigny le Bretonneux pour y jouer – outre l’équipe locale jouant en vert foncé – une autre équipe qui, selon l’email était la Celle Saint-Cloud, le Chesnay selon Rémi et Versailles d’après les autochtones. D’où qu’ils viennent : ils jouaient en bleu nuit, dotés d’un maillot guère dissimilaire à celui de Montigny, détail qui n’était pas pour dissiper le flou artistique qui préside à ma mémoire des couleurs en général.

Mais bref.

Nous profitons de disposer du vestiaire pour nous tous seuls pour effectuer une grosse mise au point avec notre équipe.

« Aujourd’hui (samedi dernier s’entend ; le aujourd’hui, c’est un effet de style, histoire de vous immerger dans le conteste) : on va pas vous demander grand-chose de compliqué. C’est simple, on veut du plaquage ! On veut de la ténacité. Pas comme il y a deux semaines. On veut voir de l’implication dans la défense. »

Ce que Coach Riou l’horloger nous résume avec son légendaire et lapidaire sens de la formule : « Trois choses importantes aujourd’hui : Du plaquage, du plaquage et du plaquage ! »

Et puis, trouvant probablement cette consigne un peu trop réductrice, M.Huss te la complète par un petit cours éclair sur l’art de la touche.

Il te colle nos deux deuxièmes lignes sur deux colonnes et te leur montre comment faire ! Et qu’ça saute ! Et que je vous jure, déjà monté dans les tours comme il y grimpe, le M. Huss, tout le monde écoute et personne ne moufte !

Bon, je vois bien à ce point qu’il me faut revenir en arrière et mettre un tantinet en parenthèse ce récit.

Au cinéma, on appelle ça, un flashback.

Généralement, le réalisateur fait un gros plan sur le visage d’un protagoniste, puis il zoome dans les yeux ou sur un détail anodin un peu plus haut, ou bien à côté ; souvent tu te retrouves devant un ciel bleu et puis il y a une petite légende en bas à droite qui dit : deux semaines plus tôt (c’est notre cas) et le spectateur se retrouve plongé dans l’antériorité du récit précédent.

D’ordinaire, le spectateur comprend par lui-même l’effet recherché par le réalisateur.

Attention, ici, la chose va être un peu plus compliquée, parce que je vais vous tenter une double mise en abîme. Oui, oui, soyons ambitieux, tant il est vrai que j’avais pris du retard sur ces chroniques.

Donc Deux semaines plus tôt (petite légende en bas à droite), un vestiaire – mais cette fois-ci à Arpajon.

Pour ceux qui n’ont pas compris, il s’agit de mon compte-rendu du match du 25 Février.

Nous avions rencontré deux équipes (cette fois-ci les maillots étaient assez dissemblables) ; les rouges et blanc d’Arpajon et les bleu clair de Saint Quentin en Yvelines. En match d’ouverture, Saint Quentin avait martyrisé Arpajon par un 8-0 sur deux mi-temps. Pour notre premier match contre Saint-Quentin, une équipe pas foncièrement beaucoup mieux organisée que la notre, mais un peu plus quand même et disposant de quelques individualités intéressantes. Nous perdons 2-1, puis 3-0, si je me rappelle correctement ; faute à encaisser 5 fois le même essai : le rapide d’en face récupère le ballon après un coup de pied (parfois l’engagement) et défile tranquilou devant toute la défense si, par malheur Nathan ou Auguste ont raté leur plaquage. Parfois, on trouve une variante plus réjouissante. Nathan plaque le porteur de balle, le ballon sort pour un joueur lui-même plaqué par Auguste, puis le ballon ressort pour le troisième rapide qui lui met les cannes (attention, rien de trop fulgurant non plus) pour faire un petit coucou à tout le monde et nous mettre la misère tandis qui retentissent les « Aux jambes, mais aux jambes ! » de l’horloger, mes « Oh, vous allez vous y filer !!! » et autres gracieusetés abreuvées in petto par M. Huss.

Second match contre Arpajon, équipe plus à notre portée, mais où nous affichons une motivation à la défense guère plus ardente. Manque de pot, Arpajon manquant de joueurs, ils récoltent les rapides de Saint Quentin, ce qui donne au final un match équilibré. Nous prenons l’avantage en première mi-temps par un essai d’Alex. Mais sur l’une dernière action, retombant dans nos travers, encaissant le même essai que d’habitude, la bonne vieille course en travers du rapide adverse qui contourne la grappe pour facilement filer à l’endroit où l’on mugissait à notre ailier de revenir ; et puis de là passer en revue tout le reste de la défense, guère encline – soyons franc – à aller se jeter dans des guiboles si tricoteuses.

1-1   au final et grosse déception des 3 coachs.

Retour dans le vestiaire de Montigny le Bretonneux où coach Riou répète : « Du plaquage, du plaquage, du plaquage ! »

Pour ma part, comme souvent, me direz-vous, je laisse ma caboche vagabonder à un jour où le temps s’avérait assez similaire et où nous nous retrouvâmes dans un vestiaire plus ou moins semblable (notez l’utilisation du passé simple pour marquer un temps révolu et effectuer le glissement vers une préexistence au récit principal).

En gros : RESUMÉ DU SAMEDI 3 NOVEMBRE (2016) CONTRE VIRY CHATILLON.

Là, par contre, nous avions eu droit à un beau match de nos U10 avec quelques actions ambitieuses régulièrement conclues par des essais de Nathan, Clément et Alex, nos pourvoyeurs habituels.

A noter : un essai superbe de Valentin suite à une charge de Lucas au centre du terrain, arrêté par un beau plaquage adverse. Noé se présente ramasse le ballon, effectue une merveille de passe dans le mouvement – passe au cordeau – juste dans le chemin de son premier centre (Valentin pour le coup) qui, lancé, file tout droit marquer l’essai. Connaissant Valentin, il a bien dû agrémenter l’arabesque de quelques crochets, histoire d’ornementer tout ça, parce que, comprenez, une course rectiligne, c’est quand même moins classe qu’un zigwigwi qui chaloupe à droite, tangue à gauche et se crochète soi-même.

Bref, nous perdons ce match équilibré contre Vitry Chatillon (4 mi-temps) par un score de 9 – 6  ou bien 8 – 5, cédant contre une équipe généralement plus physique que nous et surtout nettement plus agressive. A noter les blessures de Ruben, châtié à la cuisse en début de première mi-temps, puis – beaucoup plus grave – de notre Valentin qui s’est fait tordre le genou par un geste assez peu orthodoxe s’apparentant davantage à une prise de lutte qu’au déblayage de rugby. Ceci d’après ce que m’en a raconté Axel, placé à côté de l’action, coach Riou et moi-même n’ayons point vu la chose.

Le match s’arrêta donc là, le joueur étant sanctionné par son entraîneur et arbitre des rencontres.

Beaucoup plus de peur que de mal pour Valentin évacué aux urgences par les bons soins de Christophe B., souffrant au final d’une petite entorse au genou, et qui ne nous sera revenu qu’à la nouvelle année.

Il était là, d’ailleurs Valentin, le 11 Mars (retour au récit principal), dans le vestiaire, à subir la philippique marteleuse vouée à leur forer le crâne avec cette nécessité incontournable, implacable, lassante à force, certes, mais vitale : au rugby, plaquer ce n’est pas seulement un droit. C’est aussi un devoir.

Nous envoyons donc nos coucous ainsi remontés sur le pré.

J’innove : j’envoie Nathan le capitaine leur faire effectuer l’échauffement. Il me regarde les yeux ronds, comme un hibou. « Je fais quoi ? » « L’entraînement du capitaine, mon grand ! Comme t’as montré M. Huss. Je veux voir des mains qui bougent, des pompes, du gainage, des nuques qui tournent, des épaules qui moulinent, des pieds qui piétinent ! Allez, t’as trois minutes. Quand je reviens je veux que tout le monde soit chaud ! »

Quand je reviens, en effet, Nathan a bel et bien pris les choses en mains, sa petite voix pépiant les consignes, tous les copains sagement agglutinés autour, l’imitant scrupuleusement. Diffusément, ils subsument probablement que l’heure doit s’avérer grave pour que leur éducateur bisounours lui-même les abandonne ainsi à leur sort.

Pour faire mon fayot, j’enchaîne sur un entraînement vite sabrenassé où je leur inflige, vous l’aurez deviné, du plaquage.

Médusés, j’imagine plus que je ne distingue mes deux compères qui, derrière, se rengorgent : « Dis, c’est peut-être pas si mal cette formation, qu’il nous suit là ! »

Et puis à leur grand soulagement, toujours sous le fallacieux prétexte de la fameuse formation, je me retrouve à arbitrer nos futurs adversaires.

  1. Huss, en tous cas,  est conquis ! Elle a vraiment du bon la formation.

Deux mi-temps de 8 minutes chacune.

Clairement, un match équilibré en première mi-temps contre deux équipes pugnaces qui s’y filent et contre lesquelles – pour me trouver en plein de dedans – je pressens que les choses seront compliquées. Les visiteurs (Versailles ou le Chesnay) disposent de quelques joueurs plus techniques qui finissent par emporter la décision. Sur la fin, Montigny lâche pied, encaissant un 5-0 en seconde mi-temps, juste au moment où je vais leur imposer d’échanger les équipes (c’est le règlement qui veut ça).

Je m’imagine que nous allons prendre cher contre les vainqueurs et que le match contre l’équipe locale devrait par contre être dans nos cordes.

Enfin, c’était le scenario que le résultat précédent me laissait présager.

Mais demandez à l’Angleterre promise au dépeçage en règle de l’Italien sur ses terres de Twickenham ! Le rugby est un sport où, si l’intelligence joue un rôle souhaitable, la logique s’affranchit souvent de ses cheminements habituels.

Alors au lieu de la rouste à laquelle je nous pressentais promis contre les bleus foncés, nous avons fait bonne figure. 0-0 à la mi-temps.

Notre équipe était composé comme suit :-

1 Tatane ou Alan – 2 Ruben ou Luka – 3 Andreas – 9 Auguste ou Noé – 10 Nathan ou Axel – 11 Clément ou Valentin – 12 Gurwan ou Clément – 13 Axel ou Valentin  – 14 Julien ou Jocelyn – 15 Alexandre ou Clément.

Alors bon, je ne vais pas vous prétendre qu’on a vu des progrès flagrants dans l’organisation défensive, ni dans le respect des couloirs d’attaques, mais ce n’était pas le sujet du jour. On voulait du plaquage, de l’implication défensive. Ces petits messieurs nous ont servi tout ça sur un plateau.

Ça a joué encore beaucoup en grappe, mais cette fois, dès qu’un adversaire avait le malheur d’en sortir, de la grappe, c’était pour se faire alpaguer par Tatane, Andreas, Auguste ou Clément.

0-0   à la mi-temps, Versailles (ou la Celle Saint-Cloud) sûrs de leur fait reviennent sur la pelouse ave une forte envie d’en découdre.

Dès la reprise, ils nous acculent dans notre camp où notre première ligne mastoc a mis les barbelés. Auguste arrive à sortir la gonfle pour l’envoyer à Nathan qui a correctement identifié le lancement de jeu adapté vu que la défense adverse – bien replacée – lui oppose l’horizon bouché d’un mur.

Alors il tape au pied.

Sur la vidéo (j’enregistrais à ce moment) on doit m’entendre proférer ma grosse bourdasse habituelle : « bien Joué, Nathan ».

Sauf que non, super mal joué ! C’était l’intention que je jugeais, non pas son exécution. Le ballon ne trouve pas la touche, mais plein centre, les bras de l’arrière qui met les cannes, contourne l’essaim et va planter le premier essai de la partie malgré le retour d’Axel et de Gurwan.

Bon, ça, c’est le mien ! Mea Culpa. Il va falloir le travailler. C’est pas de sa faute, à Nathan, si on lui apprend pas…

1 à 0. Nous peinons sur les prochaines actions où les rucks s’enchaînent aux mauls. Peu d’actions au large, mais beaucoup de combat de proximité. Peu d’avancée dans la continuité de part et d’autres, mais de belles « attitudes aux luttes et aux contacts » pour reprendre la terminologie fédérale.

Nous encaissons coup sur coup deux essais.

Contrairement à Montigny, par contre, nous ne lâchons pas l’affaire. Les garçons y retournent pour l’honneur, malgré les changements.

Finalement, au terme d’une action collective assez rondement menée, suite à une enième touche gagnée par notre improbable ligne de sauteurs menée par Tatane et Andreas, Auguste, Valentin et Nathan finissent par identifier le sens du jeu et envoyer Nathan déborder la défense jusqu’à l’essai.

Les papas Versaillais saluent cette pugnacité louable.

« Hé, ils ne baissent pas les bras ! »

Pour ma part, ça me fait sourire. Ils ne les connaissent pas, mes U10 ! Plus ça ferraille, plus ça besogne, plus ils bichent ! Surtout que les conditions s’y prêtent ! Un soleil magnifique, un terrain gras à souhait, mou sans être gluant, accueillant aux chutes, élastique aux chevilles, aussi goulayant qu’un grand cru de bordeaux au palais d’un œnologue.

Tout ça pour dire que Luka s’y sent dans son élément !

Le match s’arrête à 3-1, malgré la volonté affichée de Gurwan, Noé, Clément, Alex, Julien et Auguste d’aller jouer dans camp adverse.

 

Contre Montigny, là encore une bataille de rucks et de mauls.

Décidément nos deux piliers se sont mis en mode « NO PASARAN ». Ils nous font un match dantesque, gagnant toutes leurs mêlées et même remportant les touches, où Allan a réussi par un tour de passe-passe d’autant plus astucieux que je ne me l’explique toujours pas, à se mettre talonneur.

Mais quel que soit le troisième larron auquel on les associe (Luka, Allan ou Ruben), Tatane et Andreas se la jouent à la Bulldozer ; partition charmante pour les amateurs que sont coach Riou et M. Huss, rude à souhait, gaillarde, besogneuse et particulièrement pénible pour l’adversaire qui doit s’y mettre à quatre (souvent des secondes années) pour nous arrêter les charges forcenées de ces deux petits panzers.

Nous prenons finalement un essai en première mi-temps.

Nathan éprouvant la fatigue, on cale Valentin à l’ouverture. J’intervertis Axel et Gurwan au centre, tentant d’utiliser la faculté du premier à se faufiler dans la défense et à faire jouer derrière lui.

L’âpre combat reprend en seconde mi-temps, où nous cantonnons les verts foncés dans leur camp. Notre principal problème demeure cette faculté tout à fait étonnante à aller s’enfermer perpétuellement dans le petits côté embouteillé au détriment du grand large totalement libre.

Nous concédons ainsi beaucoup de touches particulièrement idiotes ; à moins – au vu de la performance de notre première ligne sur cette phase de jeu – qu’il ne ce fut agi d’une tactique consciente et non divulguée de nos joueurs pour récupérer des ballons qu’ils ne se sentaient plus de jouer dans le jeu courant….

Allez savoir avec eux !

Quoi qu’il en soit, les Bretonneux défendent férocement leur camp. Clément durcit le ton à son tour, envoyant un attaquant bouler en touche d’un coup d’épaule. Manque de pot pour lui : juste devant mes yeux, ce qui lui vaut une petit tour sur le banc pendant une minute.

Pour ces cas, nous avons notre couteau suisse : Noé, capable de jouer à tous les postes des lignes arrières. Le petit Paraire va s’y filer à son tour, à l’aise partout. Sur l’autre aile, justement, notre autre petit gabarit, Jocelyn, verrouille le couloir. On le voit plusieurs fois s’attaquer à des molosses plus puissants qui le mettent sur les fesses, avant de se prendre un à-plat à leur tour, entravés par les bras tenaces de notre ailier résolu à ne pas lâcher l’affaire.

Nous renvoyons un Nathan reposé pour aller déverrouiller le coffre ; ce qu’Alexandre ne tarde pas à accomplir après un bon relai de Valentin.

Score Final 1 -1.

Dommage, nous avons vendangé plusieurs occasions franches par manque de lucidité, faute de chercher le soutien autour de soi ou mauvais choix de sens de jeu.

 

Comme les enfants ont encore envie de jouer, je me colle à l’arbitrage d’une dernière mi-temps contre Montigny.

Nous posons Alan et Luka en première ligne, nos premières années Noé et Axel se chargent de la charnière, Julien reprend une aile, Jocelyn s’arroge l’autre. Clément et Gurwan occupent le centre et Alexandre et Valentin tournant à l’arrière.

Bis repetita placent.

Les ardeurs de part et d’autre n’étant guère étouffées par le précédent combat de chiffonniers, nous assistons à un replay pendant que sur la touche, les parents nous abreuvent (non sans soulagement) des dernières évolutions du score Italie – France.

Je refuse un essai à Clément probablement injustement, étant bien incapable de savoir s’il avait aplati devant ou derrière le pot matérialisant la ligne.

J’en accorde un aux locaux probablement tout aussi injuste quoiqu’au vu des dispositions du ballon et de la mimine de Clément parfaitement interposée entre le cuir et le sol, il est probable qu’il nous l’ait sauvé par un geste défensif ahurissant.

Mais enfin, bon… Si j’étais un arbitre de Top 14, ça se saurait ! Et dieu merci, nous ne disposons pas de la vidéo qui ne saurait que souligner plus cruellement mes bourdes.

Nous ratons encore un essai tout fait après une chevauchée solitaire de Julien, parfaite, jusqu’au dernier geste – ce fameux dernier geste qui fait choir les cheveux de l’infortuné Guy Novès ; et dieu sait que je n’ai plus ce problème ayant résolu de m’affliger de calvitie AVANT de m’occuper d’une équipe de rugby – où il s’enferme contre la touche alors qu’Axel arrivait à toute jambe sur son extérieur par une merveille de course de soutien.

Finalement et pour conclure.

  • Si ce résumé est long, c’est qu’il en contient 3.

« Qui vient à point pour qui sait attendre », aurait dit doctement ma mère ou Lafontaine (mais enfin, tant qu’à faire, je préfère ma mère). Maxime que les gens de Guinness ont d’ailleurs traduit par leur impérissable « Good things come to those who wait ! ». Car à l’époque, voyez-vous, il fallait 90 secondes pour verser une Guinness dans sa pinte ; à peu près le temps  nécessaire au barman pour y dessiner le trèfle dans la mousse.

Depuis, ils ont inventés la Guinness extra cold, et les jolies filles aux bras nus accoudées derrière le bar ont perdu l’art de graver le trèfle à quatre feuilles dans la mousse blanche.

Tout se perd, ma pauvre Lucette ! Mais ici n’est pas le sujet ! L’important c’est qu’on a les trois résumés dont le premier tardait depuis Novembre.

  • A le revoir à la vidéo : match impressionnant d’Auguste qui a plaqué à tours de bras, attaqué la ligne plus qu’à son tour, franchi, battu des défenseurs, gagné ses duels.
  • Bravo à M. Huss pour sa leçon de touche à Tatane et Andreas. Ils les auront toutes gagnées avec une agilité particulièrement louable pour le second nommé, qui en plus de son activité acharnée au près avec son compère, aura mérité la mascotte.
  • Sur la dernière mi-temps, nous avons fait jouer notre charnière première année (Noé et Axel) qui  a orienté le jeu avec une vivacité intéressante et laisse entrevoir quelques belles promesses pour l’année prochaine.
  • Bon match de Nathan, plein d’abnégation spontanée, comme à son habitude.
  • Nous avions demandé des plaquages. Allan, Luka, Gurwan, Jocelyn, Clément, Valentin, Alexandre et Julien s’y sont collé. On ne peut qu’être satisfait de cette prestation et de ce respect de nos consignes d’avant match. Clairement, nous pouvons nous appuyer sur cette implication des joueurs pour le reste de la saison.
  • Nous avons aussi été témoins d’une belle solidarité de l’équipe en général ; point parfaitement identifié par M. Huss sur l’ultime action du tournoi et qui a valu à Axel de se faire remonter les bretelles par son paternel d’arbitre.

 

  • Alors, c’est pas très beau ! Ça joue encore dans la grappe, c’est vrai. Aussi bien en défense qu’en attaque : OK. Les zones où dégager le ballon au pied ne sont pas encore identifiées, certes… Valentin a peiné une fois placé en 10, Gurwan était plus à l’aise en premier centre qu’en second, poste où Auguste excellerait aussi, d’accord. A force de mâcher son protège-dents quand Axel déboule lancé en soutien, ses copains porteurs de balles faillent à entendre qu’il les appelle (déjà qu’ils ne regardaient pas !)… J’en atteste.

Mais détails que tout ceci ! L’important est que cette équipe, après une longue période de stagnation due aux vacances puis aux intempéries, a fini par nous prouver qu’ils savaient faire preuve de corps et d’accomplir les consignes.

Car après tout – et Herrero n’arrête pas de le rappeler – le rugby : ça commence devant !

Et là, devant. Il se trouve que nous sommes armés.

Julien Pomel

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