U10 Episode 9

Episode 9

Résumé très subjectif du Tournoi du Muguet – 29 Avril à Limeil Brévanne.

Orages ! Ode aux espoirs ! IÔ jeunesse ennemie !

 Samedi : c’était le tournoi du Muguet.

Le premier gros tournoi de l’année !

Bon…. Comment qu’on va vous la faire, celle-là…. Comment dire… Et surtout par où commencer ?

Par la fin !

C’est plus court, quand tu commences par la fin. Miles Davis, dans son autobiographie conclut d’ailleurs sur le constat qu’il a toujours attaqué un morceau sur le premier temps. C’est ça, sa conclusion !

Une sorte de mise en abime d’ourobouros (l’ourobouros, c’est le serpent qui se mord la queue) par laquelle il conclut sur la manière dont il commence.

So What !? (pour ceux qui s’y connaissent en jazz, c’était un jeu de mot).

N’en déplaise à Miles, pour ma pomme : je commence par là où ça s’est fini samedi dernier.

Derniers, justement.

18ième sur 18 !

Voilà.

En vérité, on devrait s’arrêter là, car il n’y point grand-chose d’autre à dire.

Mais bon, comme il s’agit de moi écrivant ce compte-rendu, vous vous doutez bien qu’un tel souci de concision ne sera jamais mon fort et il en ira probablement de ce résumé comme des autres, c’est-à-dire que sa longueur souffrira du nombre de places subies au classement général. A comprendre que moins bien nous sommes classés, plus le résumé sera long. Je me distinguerai en cela de mon excellent confrère des U8, Carlos qui, ayant manqué d’un petit cheveu de remporter le tournoi de samedi dernier nous aura pondu un compte-rendu de 12 phrases en tout ; salutations et remerciements inclus.

Résumé que j’inviterai tout le monde à lire un peu plus bas sur ce site.

D’ailleurs, il aurait eu tort de trop se racler la soupière, le père Carlos. Tout son résumé quant à l’attitude de ses petits tiendrait en un seul mot : EXCELLENTS !

Une fois l’adjectif lâché : pas trop grand choses à gloser de plus, il est vrai. Bon, pour nous ce fut une toute autre affaire ! Ils sont seconds, on termine dix-huitième, j’ai neuf fois plus à dire. Ça se tient…

Donc, pour nous disais-je, ce fut une autre affaire. Sportivement tout du moins. Parceque pour le côté social de la chose : non, vraiment… Parfait ! Un tournoi digne de nos évènements habituels, avec le beau-temps en prime et les boutanches à foison pour le repas ; le café pour faire passer tout ça et le pousse-café pour te dissoudre l’ensemble !

Une super ambiance avec beaucoup de parents venus nous soutenir ; et certains grands-parents par-dessus le marché !

Non, vraiment parfait : rien à dire !

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Alors, indéniablement pour le côté sportif…

Coincés entre les U8 qui arrivent deuxième et les U10 qui se font sortir en quarts de finale (en demie d’après Tristan) : on fait carrément tâche. Pour parler crûment. A tout vous avouer, rien ne laissait présager à telle débâcle.

15 gamins sur les 17 de notre effectif : Allan, d’ordinaire préposé au talon en visite à Poitier et puis notre Auguste – no. 9, dont la pugnacité, surtout, il est vrai nous fit défaut. Un bel effectif donc pour un tournoi qui s’annonçait magnifique. Généralement, pour le tournoi du Muguet, nous nous tapons un temps pourri. Pas samedi dernier !

Bien au contraire, un climat magnifique ; trop chaud, d’aucun dirons, probablement handicapant pour Luka, à la rigueur. Mais de là à chipoter pour excuser les quatre défaites (sur quatre matchs) du matin…

Non c’était pas le jour, quoi !

Alors, pour la matinée, la grille des résultats :

 RCC vs RCPB : 2-0

Vincennes 1 vs RCPB : 2-0

Vitry vs RCPB : 7-0

RCVB (Val de Bièvre) vs RCPB : 5-1

16 essais encaissés pour un seul marqué, dis !

C’est bien simple, je ne me souviens pas passer dans les 10 mètres adverses de toute la matinée. Sauf pour l’essai de Nathan contre le Val de Bièvre, où suivant en cela les conseils avisés de M. Hus, notre ouvreur a joué son renvoi rapidement et après une merveille de renvoi s’en est allé marquer son essai tout seul. Petit exploit individuel, il est vrai, magnifiquement exécuté, j’en atteste, mais pour la prestation collective : on repassera. Au terme du premier match, perdu contre le RCC, un Coach Riou sensiblement énervé me refile le planchot où il annote ses observations.

Pas de plaquage

Jeu en tas

Pas de déblayage

Pas de marquage

Joueurs arrêtés et statiques.

Repiquent toujours dans le tas

Vous aurez à peu près compris le problème. Clairement on est à des années lumières de nos dernières productions face à Chelles, voire même celles des semaines précédentes contre Versailles (ou le Chesnay, point toujours non élucidé). Pas que nos joueurs semblent afficher une quelconque reluctance à jouer ou même à s’entraîner, notez-bien. Mais une fois sur le terrain : plus rien. Pas grand-chose en défense où l’on avait l’impression de voir les adversaires slalomer entre des piquets et puis le néant à peu près total en attaque. Alors, en toute objectivité, il s’agit surtout des deux premiers matchs qui s’avérèrent catastrophiques ; le premier surtout, qui donna – hélas – le ton pour toute la journée à venir.

Le RCC était largement à notre portée.

Et pourtant, malgré un effectif apparemment motivé, nous avons totalement déjoué, prenant deux essais logiques ; dominés, certes, mais avec cette rageante impression que l’équipe n’a pas encore enclenché la seconde. Ensuite, Vincennes 1 qui allait se retrouver en finale était à ce moment là encore prenable. Nous prenons encore 2-0, mais cette fois-ci, avec la diffuse conviction qu’ils nous étaient probablement supérieurs. Ensuite, au vu de la prestation impressionnante entre Vitry et le RCVB, M. Huss et moi avons tout de suite compris que le reste serait compliqué. « On joue la poule basse, hein… » qu’il me dit quand on constate que Vitry te colle des essais à l’aile avec toute la ligne d’arrière qui touche le ballon. « On va pas trop avoir le choix, si tu veux mon avis… ». Manque de chance, le troisième match c’était bien contre Vitry.

Outre deux ou trois gabarits culminant deux ou trois têtes au-dessus de nos petiots, Vitry, ils ajoutent une belle volonté de faire vivre le ballon jusqu’en bout de ligne sans jamais s’arrêter au sol. L’honnêteté pousse aussi à confesser que confrontés l’arrivée de leurs mastodontes lancés, les nôtres – Axel en tête, momentanément replacé à l’ouverture – n’avaient guère d’appétence à aller s’éclater la frimousse dans les genoux adverses. Ceux de Vitry qui n’en demandaient pas tant ont donc eu tout le loisir de nous mettre une belle trempe. 7 essais à 0.

Commentaire sur le planchot de Coach Riou :

De la Merde !

Formule lapidaire que je ne me gênerai pas de répéter mot pour mot à mes protégés dans le speech d’après-match. Après tout, regardons-nous en face, le rugby demeure un de ces derniers domaines un peu sauvage où le langage renâcle encore férocement au « politiquement correct ».Suit un match un tantinet plus équilibré contre le RCVB entraîné par Maximilien (il fait partie de notre promotion de formation fédérale). Mais là encore, le mal est fait ; entre une équipe sur une dynamique ascendante et la nôtre, démoralisée par sa défaite précédente, nous récoltons une défaite méritée, malgré un sursaut salutaire à 3-0 avec l’essai de Nathan mentionné plus haut.

Malgré cette étincelle, le RCVB, belle équipe bien équilibrée qui allie beaux gabarits et joueurs rapides, nous est supérieur cette saison. Le match finit sur un 5-1 mérité. L’heure du repas met un terme salutaire à nos exploits.

Pour consoler un Coach Riou particulièrement dépité, j’ouvre un Bourgogne 2010 ramené par les soins du Père Pomel. Peine perdu ! Le résultat tombe pendant la dégustation goulayante. On est dernier. « Jamais vécu quequ’chose pareille ! » se décourage mon compère. Pour éviter de lui répondre, j’assèche mon verre. Et puis, tiens ! du temps que j’y suis, armé d’une bouteille, je m’applique d’aller remplir tous les gobelets de tous les adultes dont je croise le chemin, histoire de me donner une excuse à remplir le mien. Il est peu probable que cela nous fasse mieux jouer l’après-midi, mais au moins, ça occupe l’esprit ! Messieurs Dollet et Bisetti pères m’assistent dans cette salutaire mission, mais en compagnie seulement pour M. Dollet père, se refusant à goûter des nectars pour la spécieuse raison de mal se remettre de l’entraînement de la veille.Après une pause assez longue passée sous un cagnard vindicatif, nous pouvons reprendre les débats. Hélas, contrairement aux années précédentes, nous n’avons même pas le droit à la poule basse. Nous disputerons trois mi-temps de classement contre l’équipe 2 de Vincennes pour l’avant dernière place. Devant l’air excessivement désabusé de notre Coach Riou, M. Hus et moi tentons une téméraire relance. Chacun y va de son speech devant une équipe de garçons s’endormant au fil des minutes ; sauf pendant la harangue de M. Hus, bien sûr. Mais je défie quiconque de se laisser plomber par l’envie de ronquer devant les yeux riboulants et l’air furibard de M. Hus quand il vous explique qu’il vous sort le premier qui manque un plaquage !

Dans mon style moins abrasif, je leur explique ce qu’on attend : Noé toujours en soutien du Porteur de balle, Nathan place les joueurs derrière toi, chacun reste démarqué tant que le joueur placé avant lui n’a pas encore le ballon. On prend de la profondeur. On reste en escalier….

Bref, rien de bien folichon ; ça fait juste 20 moins qu’on les répète et les fait pratiquer pour les seconde années.

Trois mi-temps de 7 minutes chacune contre Vincennes 2, donc.

21 minutes pour échapper à cette infamante 18ième place.

Le début de la première mi-temps nous rassure.

Nathan, Axel et Alexandre nous marquent un essai chacun. 3-0 au bout de 3 minutes.

Trois essais, avouons-le bien menés avec des passes, dont deux qui aboutissent jusqu’à l’aile.

Coach Riou retrouve momentanément son entrain.

« Dis, c’est la première fois qu’on pousse aussi loin ! » me lance-t-il sur la touche au niveau de dix mètres adverses alors que nous suivons leurs évolutions.

Mais prudence !

Le soufflet tombe aussitôt.

Nous prenons deux essais coups sur coup en retombant dans nos travers défensifs.

Victoire 3-2.

Le second match enchaîne rapidement.

La pente douteuse se confirme.

2-2.

Nous tentons de les réveiller à nouveau pour le dernier match.

Hélas, nous perdons 2-1 ; probablement un peu cruellement d’ailleurs car les deux essais accordés par le jeune arbitre me semblent entachés d’une faute technique ; ce qui n’enlève rien à la vaillance des garçons de Vincennes qui n’en avaient pas moins traversé notre défense avant que Clément et Axel ne se jettent (il me semble tout du moins) entre le ballon et le sol sur le premier essai accordé ; et que leur joueur ne lâche le ballon avant de l’aplatir (mais là encore l’action n’est pas claire) sur leur second. Egalité 6-6 sur ces trois mi-temps ; largement à notre portée, là encore. Nous récoltons donc cette infamante dernière place à la faveur d’un meilleur classement en poule de notre adversaire postprandial.

En Conclusion.

Personne n’a joué à son niveau samedi.

Telle est la première évidence.

Nous accolerons une petite nuance pour Nathan qui a fait son travail, comme toujours, maintenant l’équipe à flots en défense, marquant deux essais ; clairement notre fer de lance. Noé poursuit sa formation au poste de « prémaledilection » familial (à comprendre à la mêlée). Il aura marqué un essai lors du second match de l’après-midi. Malgré les mauvais résultats, on ne pourra pas lui reprocher de s’être mal débrouillé, l’équipe n’ayant que très peu touché le ballon. La même chose pour les ailiers et arrières, Julien, Jocelyn, Clément et Alexandre. Axel a été trimballé à tous les postes du 9 au 14. Il aura finalement marqué en position d’ailier un bel essai construit par les copains et bien fini sur un joli sprint le long de la ligne de touche. A son débit : un coup de pied de dégagement ne trouvant pas la touche, droit dans les bras adverses favorisant la relance puis l’essai encaissé. Gurwan, au centre, a bataillé comme à son habitude, faisant œuvre de vaillance et de gaillardise ; du Gurwan quoi… Un autre qui aura bataillé est Maxime que j’ai vu plusieurs fois attaquer la ligne plein fer – hélas toujours dans notre camp. Luka s’est mis au diapason de son pote inséparable, jouant debout aussi, se méfiant probablement de ce terrain trop sec à son goût. Mais poussant, poussant et poussant. Un qui a plaqué, par contre, c’est Yanis et ceci malgré son retour de douleur à la cuisse en fin d’après-midi. Lui non plus – placé à l’aile – n’aura guère touché de ballons d’attaque. Il en aura d’autant moins touché que, enfant discipliné, il n’accomplit guère cette tendance des ailiers made in RCPB qui est d’aller se frotter la couenne dans le tas quand on commence à en avoir marre d’attendre la balle. N’est-ce pas Julien et Jocelyn ? On espère en tous cas qu’il se remettra vite.

Pour ce qui est de notre première ligne Briviste Tatane-Ruben-Andreas, ils ont surtout paru frustrés que les mêlées soient simulées. Ils s’en sont d’ailleurs beaucoup insurgé lors de mon briefing d’après match. « No Scrum, no Win » m’expliquent régulièrement mes copains anglais. Certes, mais nulle part est-il écrit que la défaite doive obligatoirement solder les matchs à mêlées simulées.Quoi qu’il en soit, j’aurai la candeur de vouloir croire que sans l’apport pénible et usant de notre première ligne sur l’adversaire, c’est toute notre équipe qui fut finalement pénalisée par ce manque à gagner. Messieurs Hus et Riou ne me contrediront pas quand j’avance que rien de tel qu’une bonne mêlée pour entrer dans un match. Et nous justement, c’est dans tout le tournoi où nous avons failli à entrer.

On trouve des excuses là où l’on peut !

D’ailleurs, du temps que j’y suis et pour continuer dans mes illusoires justifications, le farfelu d’Alan et la mobilité extrême d’Auguste nous auront probablement manqué samedi ; le premier nommé ne gâchant jamais une occasion réveiller ses copains et le second de fluidifier leur jeu. Enfin, Valentin au lui aussi été essayé au centre, à l’aile, à l’arrière et même à l’ouverture ! Sans que ces changements de poste n’amènent beaucoup plus de ballons touchés. De toute façon, nous avons passé notre temps à reculer. Il n’aura donc pas pu développer les arabesques de ses crochets habituels, ce qui s’avère excessivement dommage vu que ses grands-parents avaient fait l’effort de se déplacer. D’ailleurs je ne serai sans remarquer que pour la seconde fois que la famille Voillot au presque grand complet vient nous regarder, nous jouons comme des pieds !

La chose est rageante et les réputations se bâtissent pour moins que ça !

Finalement : la mascotte reviendra aux parents pour leur aide précieuse lors du déjeuner, leur présence et leur longanime gentillesse ; avec une mention spéciale pour Audrey qui nous a fait les courses.

Une dernière remarque.

En relisant mes comptes rendus des matchs précédents, je subsume que notre équipe montée d’un moteur diesel semble peut-être mal outillée pour ce format de matchs de tournois (7 minutes) où il faut se donner à fond tout de suite. Généralement, nous avons besoin d’une mi-temps au moins pour prendre la mesure de notre adversaire et redécouvrir notre jeu. Ce luxe, lors des tournois à venir nous est évidemment interdit et il va falloir se remettre au travail sérieusement pour les motiver à se donner à fond immédiatement. Alors, on va baisser la tête et s’y filer sur les semaines qui arrivent.

Le tournoi de Sucy arrive vite. Et moi, j’en ai marre d’avoir l’air d’un guignol devant mes copains de promo.

 

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