Résumé très subjectif du match amical du 13 Octobre à Combs-la-Ville

On dénombre, à mon sens, deux façons de se prendre un bus.

J’ai bien dit de SE prendre un bus ; pas prendre un bus, attention…

En l’essence, quand on se mange un bus, soit on vient s’emplafoner dedans, soit c’est le bus qui vient vous déchirer le chicon.

Alors, entendons-nous bien : les conséquences d’une telle rencontre diffèrent évidemment de la plus bénigne à la plus tragique ; mais le dénominateur commun des deux méthodes sera que dans la plupart des cas, après la collision en question : vous n’avancerez plus.

Sauf bien sûr vous êtes vous même un tank ou un autre véhicule de cet acabit ; mais ne pinaillons pas ! Déjà que la brièveté n’est pas mon fort…

Bref, pour en revenir au bus, samedi dernier (le 13) nous avions match. Et notre match a tourné à une sorte d’édifiant carambolage où nous nous sommes tour à tour essayé aux deux façons de se frotter au dit bus.

La chose s’avère d’autant plus cocasse que, paradoxalement, samedi, pour le déplacement à Combs, nous n’avions justement pas sollicité de car.

Peut-être que justement, les garçons en ont ressenti l’absence ?  Peut-être aussi leur a-t-il manqué cette sorte de communion entre copains lors du trajet où, inconsciemment, les joueurs resserrent les liens en prévision des rudoyantes rencontres ? En tout état de cause, leur bus, ils l’ont cherché pendant tout le match, soit en allant s’empaler dans le mur défensif opposé, soit pour prendre plein fer les gros adverses.

 

Je rétropédale un tantinet, pour tout remettre dans son contexte.

Samedi 13 Octobre, on jouait à Combs-La-Ville.

Le terrain:  

Magnifique, les lignes bien tracées, gazon superbe. L’anti-Pironi, quoi…

Le climat:

Tout pourrave pour jouer au rugby, sauf si tu viens de Toulon, évidemment ! Une chaleur à t’étouffer les personnes âgées. Je vous parie que jamais Webb-Ellis auquel on attribue la paternité de ce jeu (à Rugby, justement) n’avait imaginé que son invention puisse faire florès dans des pays si tropicaux. Déjà qu’il n’est pas sûr qu’il ait vu d’un bon œil que son sport se soit exporté par-delà la Manche…

L’Accueil: 

Parfait ! Buvette bien achalandée. A la fin, les éducateurs ont le droit à la bière gratuite.

 

Voilà, vous l’aurez compris depuis Septembre : le samedi, c’est rugby !

 

Vous parents, on vous laisse le dimanche !

Gardez plus ou moins le reste de la semaine, mais pour le premier jour du week-end : il est à nous !

A la rigueur, vous aurez le droit de prendre votre soirée après 18 heures, faites la grasse-mat si ça vous chante, mais entre 12 heures et 6 heures, vos mômes appartiennent à une cause supérieure qui les invoque, les accapare et avec un peu de chance, les essore (quand elle ne les étrille pas).

Cette raison supérieure est incarnée par Coach Riou, Fred, La Dolle et Bibi.

Je sais ce que vous allez dire, au visu de nos tronches de bons apôtres, le substantif « raison »  n’est peut-être pas totalement pertinent.

Probablement pas. Mais bref : on vous prend vos mômes, estimez-vous déjà heureux qu’on vous les rende. On s’y est attaché !

 

A part ça, on a joué un match.

Pas qu’un en fait.

 

On a commencé par le jeu à toucher 5 v 5, sur trois demi-terrains, la troupe divisée en 3 groupes figés.

 

RCPB1

Capitaine : Jocelyn

RCPB2

Capitaine : Sofiane

RCPB 3

Capitaine : Gurwan

Lorenzo

Mathys

Mady

Donatien

Axel

Nathan

La Hussette

Maxime

Cédric

Ito

Ruben

Noé

Shanghai

Julien

Lucas

 

Résultats (dûment enregistrés par Jocelyne, probablement qu’elle se méfie de ma propension à broder)

RCPB1 : 3 – Combs1 : 0

RCPB2 : 7 – Combs2 : 5

RCPB3 : 4 – Combs3 : 2

 

Secondes mi-temps

RCPB1 : 4 – Combs1 : 2

RCPB2 : 7 – Combs3 : 1

RCPB3 : 2 – Combs2 : 3

 

Là, après ce que tu as vu de part et d’autre, tu te dis : si ça continue comme ça, on va les bouffer ! Clairement, en termes de vitesse et de circulation du ballon, on maîtrisait mieux le sujet du toucher. A noter entre autres un festival de Nathan, la Hussette et d’Ito qui ont marqué 14 essais à eux trois ; au point de décourager l’adversaire en seconde mi-temps. Il est vrai que Nathan venait de conclure une action par un petit lob.

La leçon : toujours se méfier de ses premières impressions.

 

Le retour de bâton n’allait pas tarder à tomber. D’ordinaire à Combs, c’est plutôt orienté sur le velu façon fourrure ours polaire.

On  va vite constater cela lors des parties de jeu au contact à 5.

Tout de suite, une autre affaire, là ! Finies les bisounourseries du toucher à deux mains. On te remise tout ça au placard et puis BAM viens-y donc : là, Combs, ils causent !

 

Résultats : Jeu au Contact 5 v 5

RCPB1 : 4 – Combs1 : 0

RCPB2 : 2 – Combs2 : 5

RCPB3 : 2 – Combs3 : 6

 

A noter néanmoins l’excellente prestation générale de notre équipe 1, pas très débutante en fait qui ont clairement dominé leur sujet. C’est sûr qu’avec Mathys, Lorenzo, Madi, Jocelyn et Axel, la chose était bellement emmenée, d’autant plus avec Donatien, très concentré et volontaire pour son baptême en Ovalie.

Pour les joueurs plus confirmés, probablement un peu trop confiants après leurs victoires au toucher et, les épaules guère apprêtées à un ferraillage démentiel, ils ont pris une belle trempe contre deux équipes précédemment étrillées et plutôt décidées à remettre les pendules à l’heure.

 

Du coup, le match 10 contre 10 (au contact ; jusqu’en Janvier, il faudra s’y faire) s’avançait sous de toutes autres auspices.

Alors, sous l’œil de notre directeur, venu nous encourager tout spécialement, nous avons donc composé Coach Riou, la Dolle et moi-même avec l’infernale valse des remplaçants ; consistant à changer à peu près un gamin toutes les deux minutes de façon à faire jouer tout le monde, plusieurs fois.

 

Le rendement n’a pas trop pâti de mes dépatouillages et le crédit en revient évidemment à nos joueurs, parce que pour dire vrai, pour ma part, j’ai pataugé tout l’après-midi à calculer qui était sorti et qui n’était pas rentré et voir qui était resté combien de temps sur la touche.

 

A leur crédit, nos joueurs, secoués par les défaites au 5 contre 5 se sont remis la tête à l’endroit.

Emmenés par une ligne gaillarde constituée de Sofiane, Nathan, Gurwan, Shangaï, Cédric, Max et Luka, ils ont rendu la monnaie de leur pièce à un adversaire au jeu globalement plus frontal qui a – pour le coup – trouvé à qui parler.

C’est là qu’intervient mon histoire de bus.

Ça a fait BIM de part et d’autre.

Un beau lousinage généralement central a résulté de ces joyeusetés.

Il me semble que nous y avons proposé un peu plus d’envolées que l’adversaire, écartant davantage le jeu vers les ailes, quitte à parfois balayer en essuie-glace le terrain d’une touche à l’autre.

Mais, en face, le bus était particulièrement long et prenait beaucoup de place.

 

0 – 0 à la mi-temps.

 

Hélas, on revient de la pause en configuration portillon saloon. On recule de trente mètres. Sofiane vient remettre de l’ordre dans tout ça. Puis Gurwan. Puis Shanghai. Puis Nathan. Max et Luka y vont de leur don à la science. Probablement que Cédric aussi… Bref on se retrouve sur nos cinq mètres.

Coup-franc.

Combs sans trop chercher la difficulté, foncent tout droit et profitent de l’open bar pour ouvrir le score malgré une honorable pantomime de plaquage en poursuite d’un certain joueur de première année plutôt blondinet.

Belle opération « porte ouvertes » : rien à dire.

 

Les garçons ont tenté de se remettre en selle tout le reste de l’après-midi, sans trouver la faille.

Ce n’est pas faute d’avoir vendangé des occasions, toutes particulièrement bien construites, notez-bien. Il s’en est fallu de très peu pour ne pas en aplatir trois ou quatre, une petite gourmandise sur les deniers mètres, justement là où tu vois l’essai et que t’en oublies le copain en soutien intérieur pour aller t’enfermer contre la touche. Cédric l’a frôlé, l’essai. Lorenzo et Madi ne sont pas passé loin, Nathan non plus, Ito y a presque envoyé Axel.

Celui qui est passé le plus proche d’inscrire ce ❌ d’essai qui aurait vraiment relancé le match : c’est Ruben. Placé à l’aile, il se trouve idéalement lancé par Noé et Shanghaï. Le voila parti comme un goéland. Il cadre et déborde son vis-à-vis, justement un joueur avec lequel était en bisbille. Finalement l’autre arrive à le rattraper et le forcer en touche. Un joli nom d’oiseau fuse. Notre Ruben y laisse ses nerf. L’autre y gagne une jolie trace de main sur la joue. L’arbitre, excellent, sort tout ce petit monde sans chercher le pourquoi du comment.

Chaque équipe vient soutenir son fautif. Scène assez croquignole, mais pas essai, quoi !

Combs, un peu plus rugueux que nous, et surtout plus concentré en défense, ont tenu bon.

A un moment, même, peut-être par émulation, ils ont cherché à nous imiter pour écarter le ballon et viser le petit ailier, là-bas, tout seul le long de sa ligne de touche.

Manque de pot, le petit ailier : c’est Jocelyn, nom de famille, Combs (la chose ne s’invente pas). Jocelyn te l’a retourné comme un crêpe, leur attaquant. Il était chez lui, le Jocelyn !

Je vous laisse imaginer la mine ravie de Coach Riou devant ce beau bichonnage effectué dans les plus pures règles de l’art.

Alors, pas bête, les locaux ont tenté sur l’autre côté. Julien opérait alors. Malgré un gabarit plutôt similaire, Julien ne s’appelle pas Combs, ce qui ne l’empêcha pas d’apprécier le gazon autochtone et d’y amener tout aussi sèchement son vis-à-vis probablement trop confiant.

 

Finalement, par découragement ou manque de concentration, on se remet en mode portillon de musée (ceux qui tournent tout seul sans même que t’aies besoin d’y mettre ton ticket) on rate trois plaquages et malgré une bonne position, on prend un essai idiot à zéro passe, sur une contre-attaque largement évitable, malgré le retour de Mathys (qui, lui – soit dit en passant – n’a pas fait semblant).

 

Solde :

COMBS 2 – RCPB 0

 

CONCLUSION :

Résultat ballot et pour tout dire, un peu frustrant.

Mais pour retenir le positif : un très bon apprentissage pour nos débutants qui se sont frotté à du rugueux comme on en retrouvera lors des phases régulières de la saison.

Il va falloir certes travailler l’animation défensive, mais en attaque, nous pouvons témoigner de beaux mouvements qui n’ont peut-être pas abouti ce samedi, mais sur lesquels nous autres les coachs, pouvons indéniablement bâtir.

Aussi un jeu au pied plutôt judicieux incarné par Shangaï, Nathan et dans la moindre mesure Ito, mais duquel (on parle du jeu au pied) il ne faudra pourtant pas abuser.

Et puis surtout : on note chez cette équipe un certain tempérament, une envie collective de se serrer les coudes, assez inédite surtout par rapport à l’année dernière, et qui présage de beaux lendemains pour ce groupe de garçons.

 

LE PARENTOMETRE

Vous étiez nombreux à venir nous encourager samedi dernier.

Un énorme remerciement à tous.

Clément 3, son plâtre et son papa nous ont fait le plaisir de leur visite. Les Barrié sont venus en famille ; ainsi que les parents de Donatien, les Boularand et les Ferreira. M. Huss était de la partie, même si son filou de marmot n’a pas réussi sa spéciale (interception et essai après remontée de tout le terrain).

 

Pour ce premier parentomètre : une seule marque.

 

Seconde mi-temps, Combs monte une quille. A la réception, Ito s’est placé à l’arrière. Soleil dans les yeux, vent, coup de pied particulièrement bien tapé (même si Nathan n’en était pas l’auteur) allez savoir… Bref, le ballon rebondit traîtreusement devant lui sans qu’il puisse le toucher, il essaye de s’en emparer à nouveau, non, décidément ça veut pas !

Et la marée noire lui arrive sur la mouille.

Alors BAM, sans plus tergiverser, il te larde un bon gros coup de tatane rageur là-dedans histoire de dégager la gonfle, (mais aussi pour se venger du ballon soyons honnête ; pas que ça serve à grand chose, me direz-vous, mais ça soulage toujours !)

Manque de pot, le long de la touche, patientait tranquillement monsieur Barrié.

Le ballon dégomme M. Barrié.

Enfants 1 – Parents 0.

 

Parentomètre à suivre.

 

C’est bon : Coach Riou leur a expliqué la nouvelle règle du passage en force.

 

Julien Pomel

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