Résumé très subjectif du tournoi du 2 Juin 2018, à Champigny.

Vous avez remarqué ?

Mine de rien, on s’achemine tout doucettement vers les jours les plus longs.

Samedi : dés 8 :45, t’étais sur le pont ; la marmaille survoltée qui saute partout, ça braille, ça court et ça jongle, les ogives filent de droite et de gauche, que tu traverses tout ça comme en champ de mines ; à tes risques et péril.

A 8 :49, t’as déjà un ballons perché dans les arbres, dire que t’as pas encore pris ton premier café ! Lendemain d’un Vendredi soir, oblige : redresser les yeux te fatigue déjà… ça va être long leur histoire !

D’autant plus que, contrairement à d’habitude, il faut faire mouliner un peu les méninges. Alors, t’essayes un raccourci, parce que tu te sens pas au top, faut être franc…

« Coach Riou : comment qu’on joue à 7 déjà ? C’est quoi les positions ? »

Réponse on ne peut plus instructive : « On s’en fout ! Ça change que dalle à leur âge ! Ça galope un peu plus, c’est tout ! »

Ça risque d’être un beau foutoir, alors, si on fait comme d’habitude !

Surtout que William et Jocelyn m’entreprennent d’emblée : « On peut jouer à l’aile ? », « C’est lequel mon côté ? »

Bon alors, c’est là que tu te rappelles brièvement de la notice d’emploi du rugby à 7 vaguement ligotée il y a deux ans sur le rugbynistère, à l’occasion des jeux olympiques :

« Ben justement, au 7, yen à qu’un d’ailier… Il joue des deux côtés vu qu’il n’y a pas d’arrière. »

« Ben moi alors ? » tressaille immédiatement Maxence, habitué à prendre le 15.

Gros soupir…

Tu regardes de droite et de gauche avec cette gracieuse et placide expression de la carpe brutalement extirpée du fond vaseux de sa rivière.

Pas d’aide ni d’un côté, ni de l’autre. De toutes façons, aujourd’hui, t’es seul ! Gilbert et la Dolle jouent au fameux tournoi de la Choune ; les obligations professionnelles  de maître Paraire l’accaparent à l’ambassade du Portugal.

8 heures 51.

Ouais : Très, très, très long.

 

Bon pour obvier à tout ça, et vu que la concision n’est pas mon fort, on va tenter de vous la faire rapide.

SAMEDI 2 Juin 2018 – TOURNOI DE CHAMPIGNY – JEU A 7

Climat : Chaud, très chaud, glorieux soleil. Mais surtout chaud.

Terrain : Plutôt petit. Mais pas trop dur ; partagé entre U8 et U10, à raison de deux terrains en largeur U8 = une longueur de terrain U10.

Journée : Peu courte.

Accueil : Excellent

 

Résultats

Matin (poules de brassage / 7 minutes par match ):

Vitry Mory 2 vs RCPB : 0 – 2 (essais Elliot x 2)

VGA 2 vs RCPB : 1 – 6 (essais Hugo x 2, Elliot X 2, Siegfried, Axel)

Champigny 1 vs RCPB : 1-1 (Essais : Elliot)

 

En fait, ça se passe pas si mal que ça, notre affaire !

Comme quoi, le propre de l’authentique optimisme, demeure paradoxalement de professer un strict pessimisme que vous inscrirez rigoureusement en postulat de départ ; saine position initiale à laquelle vous ne dérogerez jamais et qui – au fil de la journée – s’effilochera à la constatation des enchaînements de mieux.

Hmmm…

Elle est bien longue, ma phrase. Et peu claire, par dessus le marché ! Ce laïus, je l’aurais mieux exprimé en moins de maux par : « Quand tu t’attends au pire, tu ne peux qu’être agréablement surpris. »

Et après, on s’étonne du caractère ductile de ma prose !

Quoi qu’il en soit, heureusement relayé par ma fidèle horde de parents, Christophe, Raphael, Stéphanie, la famille Beauvais et Elisabeth en tête, je ne me sens pas seul du tout ; et pour tout dire encore moins submergé ; et cela malgré une attention que l’on qualifiera d’assez évaporée de la marmaille.

 

Sur le terrain, par contre, malgré les victoires : du guère folichon au menu.

Privés de Noé, leur régulateur habituel, les ballons sont aller se coffrer plein pif dans les rucks, sans qu’Axel – replacé pour l’occasion en 9 – ne se soucie beaucoup de les en extirper, préférant déblayer, action qu’il accomplit avec efficacité, il est vrai, mais qui n’a guère contribué à lancer les lignes arrières.

Cette bouillie de rugby a finalement profité à Eliot qui, comme souvent quand ça coince, enfile son costume de super-héros et puis : ZOUP ! Allez, on percute, on prend l’intervalle et cavale que je te cavale jusqu’à dame. Une fois, deux fois. Merci au-revoir !

Entre ces deux fulgurances : de la lousine et de la lousine à la chaîne, où Mael, Téo, Enzo, Jocelyn, Hugo et le Sieg sont allé s’empaler joyeusement dans le tas bien regroupé de l’adversaire, lui-même bien maintenu et fixé par notre numéro 9 d’occasion, fermement résolu à réviser sa position de protection dans les rucks.

Après une interruption de plus d’une heure, on retrouve nos meilleurs ennemis de la VGA et leur seconde équipe.

Cela a débouché sur une fessée guère mémorable, en vérité, où Hugo s’est mis au diapason d’Eliot, même costume, les larges oeillères comprises. Deux essais pour sa pomme, sur des courses chaloupées, il est vrai très bien menées sur trente mètres.

Ne voulant pas demeurer en reste, le Sieg y est aussi allé du sien, d’essai, dans son style personnel et… Acharné : « j’avance, j’avance, j’avancerai quoiqu’il arrive, tu peux rester accroché, ça me dérange pas, toi aussi ? Venez y tous si vous voulez, m’enfous, moi j’avance, à, tiens c’est la ligne, tant pis pour vous, je tombe ».

Alors, je vous le concède, ça ne menacera jamais les records d’Usain Bolt, son affaire. Mais dans la fonction débardage : ça vide l’utilitaire familial avec efficacité optimale.

Eliot qui marchait sur l’eau nous en a encore planté deux. Avec un peu de chance, nous aurons peut-être même assisté à une passe sur l’un deux et non à une course solitaire suite à relevée intempestive du ballon. Axel se remémorant tout d’un coup qu’on pouvait à la rigueur faire quelque chose de cette sorte de poche à forme bizarre et aux rebonds capricieux – autre chose que de la couver hargneusement au-dessus d’un copain qui broute la pelouse s’entend – s’en est allé saler l’addition sur un débordement de l’essaim.

Pendant ce temps, Maxence, Enzo, Jocelyn, Mael et Téo – surtout Téo – rivanchaient comme lors d’un matin de Noël. Ça cognait hargneusement, bien comme ils l’aiment, la seconde équipe de la VGA, contrairement à la première, n’étant pas des masses intéressée au rugby d’évitement.

Le seul, finalement qui aura cherché à se démarquer, demeure notre petit William, assez dubitatif sur le terrain quant à l’utilité de cette version du jeu (le rugby à 7, s’entend) où l’on retire 3 des joueurs pour accroître les espaces et qui débouche sur des batailles en tout point semblables aux beaux fatras nuageux dessinés sur les grandes cases rectangulaires d’Astérix, quand tout le village s’en va baffer du romain.

Hélas, empégué par son protège-dents, notre petit ailier, parfaitement bien placé, n’aura jamais réussi à alerter les oreilles particulièrement obtuses de ses partenaires, tous occupés à l’accumulation de leur gloriole personnelle.

Dans l’affaire on a même réussi à prendre un essai. Et ceci malgré la présence d’Eliot ; détail que le côté facétieux de votre serviteur n’a pas manqué de faire remarquer au joueur en question.

 

Les choses ont commencé à se corser avec le dernier match de la matinée et l’opposition de la première équipe de notre hôte.

Mais entre-temps, requinqué par le spectacle d’une belle victoire de nos U12 et de la ripopée d’essais de mon fils aîné, je reviens avec des idées neuves. Car entre-temps disais-je, j’avais enfin retrouvé l’usage normal de ma soupière, et les rouages tournaient enfin en mode décrassé.

Exit Axel de la mêlée où il ne m’a enchaîné que des sottises, retour en 10-12 où j’espère que l’abattage naturel de sa relation avec Eliot entraîne la ribambelle des copains vers des aspirations plus collectives. Pas si borné, j’avais bien tenté plus tôt d’y essayer Hugo, le plus prompt de toute la clique à ramasser les ballons, mais la tentative se révélait moins probante encore, notre Hugo soulevant les ballons rapidement, certes, mais pour s’en aller te les enterrer aussi sec dix mètres plus loin, au terme d’une course tranchante. Donc, non en 9, contre Champigny 1, il me fallait autre chose. C’est là que je vous sors mon joker ! Sans trop faire exprès, l’honnêteté m’oblige à l’avouer…. J’avais presque oublié, voyez-vous, mais j’ai un autre deuxième année dans mon équipe, moi : j’ai Jocelyn ! Alors aussi sec : A la mêlée, Jocelyn ! De quoi ? Tu veux dire à l’aile. Non, j’ai bien dit en 9 !

Dubitatif, le Jocelyn.

N’empêche, une fois l’acceptation du poste entérinée – et après une mise en route plutôt laborieuse dans la prise d’information, notre Jocelyn nous a parfaitement – quoique lentement – extirpé ce cuir d’où tous ses petits camarades se faisaient un plaisir de l’enterrer.

Il lui aura fallu un match pour se mettre dans le bain, contre une première équipe locale de Champigny certes dangereuse, qui s’est frotté à Téo, Mael, Siegfried et consorts, muraille assez gaillarde et – pour tout dire abrasive – qui a promptement étouffé toute velléité de courses vers notre ligne. D’autant que Maxence veillait derrière, peu convaincu par mes explications positionnelles du rugby à 7 et retrouvant un poste d’arrière qui lui convient davantage.

Et puis, dans des cas comme ça: quand ça ne veut ni y aller d’un côté et que ça ne peut pas de l’autre, le super-héros sort de sa boîte. Le samedi 2 juin, le super-héros avait pris l’identité d’Eliot. Alors après une passe de sa charnière, Eliot s’en va se coffrer tout seul entre un défenseur et la ligne de touche et il avance, il avance, mais il va jusqu’où, là ? joyeusement poursuivi par l’ailier adverse auquel on n’avait probablement pas expliqué qu’au rugby – contrairement à l’athlétisme – une petite poussette s’avère cent fois plus efficace qu’une tentative de remporter le sprint.

Tout étonné, Christophe contemple son rejeton s’arracher puis aplatir cet essai synonyme de victoire.

1-0 : A la soupe !

 

Après-midi (poule haute / 7 minutes par match ):

Champigny 1 vs RCPB : 1-3 (Essais : Elliot, Hugo et Mael ou Axel, l’un des deux…)

UBM vs RCPB : 0-1 (Essais : Téo)

Finale

VGA 1 vs RCPB : 2-1 (Essai : Mael)

 

L’après-midi : on jouait la poule haute avec Champigny 1 contre les autres vainqueurs de la seconde poule du matin.

On entame justement contre Champigny 1, l’hôte du jour.

Cette fois-ci, armés d’une charnière un peu plus rodée, nous dominons notre sujet ; encaissant tout de même un essai au passage, non sans en avoir mis deux auparavant, avec cette saine conviction de l’équipe qui a déjà dominé son adversaire par le passé et qui n’entend pas changer le vieux pot pour reproduire la même confiture.

Bref : 3-1, NEXT !

Suivant : l’UBM.

Là, il faut se méfier ! Ce sont toujours des rudes affaires, avec l’UBM ! Eux, équipe des Bords de Marne (d’où l’acronyme), nous, perchés sur notre Plateau Briard, vous comprenez bien qu’il y a là antinomie géographique; un peu comme l’improbable compréhension d’un Breton du Finistère envers un Savoyard. Ça peut pas coller, ces affaires! Il y a deux ou trois ans, contre l’UBM, Carlos y avait perdu la clavicule de son fils, la machine à tamponner (c’est mon fils aîné) s’y était fait la main et notre ailier s’y était fait maraver l’épaule. Aux urgences de l’interco de Créteil où l’on avait retrouvé Carlos et Kylian, ils nous avait fait un prix de groupe !

Heureusement pour nous, la mouture 2018 des U10 de l’UBM n’est pas aussi virulente que celle de 2015. Surtout que la notre d’équipe, commence à mieux fonctionner depuis qu’elle a oublié son individualisme quelque part vers les tentes lors de la pause repas.

Téo leur colle une misère et nous emballe la chose en s’extirpant hargneusement d’un regroupement.

Dans mon souvenir, on gagne 1-0 ; Gilbert – heureusement venu nous rejoindre pendant le repas – se souviendrait plutôt d’une victoire 2-1.

En tout état de cause, on se retrouve en finale, puisque – comme la VGA 1 – vainqueurs de tous nos matchs de l’après-midi.

 

L’organisation – nous dirons, un peu dissociée – du tournoi, fait que les U10 finissent leur matchs tandis que les autres catégories d’âges reçoivent déjà leurs trophées.

Cette particularité aura pour conséquence de bénéficier autour de nous, pour la finale en somme, la presque intégralité des U14, U12 et U8, restés sur les abords pour encourager les garçons !

Contre la VGA, dis ; l’ennemi intime de cette saison !

La VGA, ils nous ont battu le premier match de la saison.

On a pris notre revanche, chez eux en Novembre.

Au tournois du Muguet, on a fait égalité le matin, puis perdu 1-0 l’après-midi.

Le matin même on avait enfoncé leur seconde équipe.

Pour tout vous dire, avec la VGA, on se tient.

 

Et on s’est tenu tout le match !

Une belle affaire où les garçons ont produit leur meilleur rugby de la journée, et de loin! Galvanisés par la présence des parents, des aînés, des copains et de tous les éducateurs (j’ajoute le président à la liste !).

Mael a ouvert le score sur une belle action, bien menée par Enzo, Axel, Eliot puis Maxence. On a vu de la solidarité, des plaquages, du déblayage et du jeu collectif.

Du beau rugby, vraiment, salué d’ailleurs par ma némésis de Vitry Mory avec lequel je m’étais proprement quiché sur un point d’arbitrage (c’était moi l’arbitre, cela va sans dire) arbitrage à l’encontre duquel ses cris de putois avaient réussi l’étonnante prouesse de me sortir de ce flegme tout britannique patiemment acquis au cours des deux dernière décennies de ma vie Londonienne.

 

Du beau rugby, de part et d’autre, d’ailleurs ! Car la VGA emmenée par deux ou trois individualités décidément très fortes, dont une jeune fille brillante, ne laissait pas sa langue au chat.

Dans les dernières minutes, la VGA a réussi à nous en planter un, suite à une mauvais montée défensive de notre ligne.

A égalité, 1 partout, les garçons ne se sont pas affolés.

Privés de leur demie de mêlée providentiel – parti après l’UBM pour assister à la défaite du MHR de Vern Cotter au Stade de France (Papa Montpelliérain oblige) – ils ont combattu avec leurs armes du jours. C’est à dire sans Noé, ni Constantin, deux joueurs qui eussent apporté ce petit supplément de vitesse d’exécution et de lucidité susceptible d’emporter l’affaire.

Ou pas !

Nonobstant, nos gaillards ont joué vaillamment, cherchant même la victoire, non sans brio, il faut le dire, portés par toute la formidable troupe du RCPB, joueurs, parents et éducateurs, encerclant le champ de jeu, une moitié de vrai terrain, pensez !, pour te le circonscrire en mini Colisée.

 

Finalement, on perd le match juste après la sirène (en U10, c’est le cri d’écharpé du responsable de plateau qui hurle à l’arbitre : « DERNIÈRE ACTION »), sur une contre-attaque, probablement évitable, mais succédant à une intention louable de ne pas fermer le jeu et d’aller l’emporter.

Un essai en bout de ligne, malgré le retour de mon fils cadet qui, fort de son indécrottable mauvaise foi, m’assure avoir poussé le joueur en touche juste avant qu’il n’aplatisse.

Bien sûr !

« Il est nul l’arbitre ! »

Toujours.

Je suis bien placé pour le savoir !

😏

PS:

Seconde place donc !

Mais au final, triomphe quand même de l’ensemble du RCPB, grâce aux résultats de toutes les catégories qui placent une équipe sur le podium et qui REMPORTE LE TROPHÉE DU TOURNOI.

D’ailleurs – vu qu’après la finale – les matchs de notre catégorie n’étaient pas encore pliés, la remise dudit trophée s’est effectuée en la seule présence de nos U10, qui ont pu soulever la coupe acquise par tout le club et – accessoirement – poser pour la postérité.

La photo suivante en témoigne :

Ce trophée : le club le mérite ; et cette petite équipe en particulier.

Rien d’autre à dire.

Ah, si bien sûr:

BRAVO !

Résumé très subjectif du tournoi CIFR du 26 Mai 2018, à Rambouillet.

Résumé très subjectif du tournoi CIFR du 26 Mai 2018, à Rambouillet.

C’est joli, Rambouillet. Quand tu le traverses en car, tu tombes sur une intimidante enfilade de très belles maisons bourgeoises, tout ce qu’il y a de plus cossu et élégant.

Vraiment, très beau : y’a pas à dire !

Mais toute beauté – qu’on le sache – dissimule sa petite traîtrise.

Par exemple, l’an dernier, à Rambouillet, pour ajouter à la joliesse bucolique du lieu, mon fils aîné (alors en première année de U12) et son copain premier centre ne trouvent rien de mieux avec d’exhiber leur lune à l’arrivée du car.

Manque de pot, le président du club hôte rôdait sur le parking (probablement pour épingler les cas similaires).

Résultat : suspension de nos deux U12 et défaite de la catégorie.

Ils sont malins à Rambouillet, je vous dis !

Donc bon, j’ai compris :

A l’arrivée à Rambouillet (quand on finit par y arriver, car l’accès en car s’y avère particulièrement bien dissimulé ; probablement fruit d’une autre stratégie déviante pour empocher la victoire), je me poste au fond du véhicule où officie encore et toujours mon fils aîné et le toise lui et sa clique avec cette aménité peu bénigne en vérité, par laquelle j’accueille un plaquage haut d’Axel, de Téo ou Siegfried.

Bon, à ce point, une explication géographique s’impose. Il faut comprendre qu’un déplacement en école de rugby, suit un plan de car immuable :

  • Tout à l’avant, t’as le chauffeur.
  • Juste derrière, t’as un éducateur avec son GPS qui fourvoie régulièrement ledit chauffeur ; pas que ce dernier ait demandé son chemin, notez-bien, mais bon, c’est comme ça…
  • Après, plutôt vers l’avant donc, t’as les petits. Les U6 et les U8. C’est encore timide à cet âge-là, c’est tout mignon et surtout ça a les oreilles sensibles. On te les parque là au milieu des adultes qui font comme barricade.
  • Tout au fond, gouailleurs, hâbleurs et bruyants, s’amoncellent les U12, menés cette année par mon couillon de fils aîné.
  • Et puis au milieu, t’as nos U10 ; avec en leur centre, la haute et dominante stature de Gilbert contribuant à tenir tout ça au calme.

C’est pas des gros parleurs mes U10 ! Dieu merci d’ailleurs parce qu’on aurait pas le postérieur sorti des ronces s’il fallait qu’ils viennent ajouter à la glose perpétuellement extravasée de votre serviteur, auteur de ces lignes.

Donc bref, finalement, on y arrive à Rambouillet.

Et puis – accessoirement – pour le dernier plateau de l’année – on y a joué nos deux matchs.

Matchs dont je dévoile d’emblée le dénouement :

Tournoi CIFR 26 Mai 2018

Climat : Comminatoire. Chaud. Quelques éclaircies sur la fin

Terrain : Synthétique. Un billard !

Résultats :

Rambouillet vs RCPB : 1 – 7 (0-4 à la mi-temps)

RCPB vs Ris Orangis : 1 – 1 (1-0 à la mi-temps)

Pour la première fois, nous nous déplacions sans remplaçant.

Notre Alexandre a fini sa saison pour cause de fracture du poignet. La cheville récalcitrante de Constantin le maintient sur la touche. Téo est d’anniversaire.

Nous nous présentons à 10, organisés comme suit :

1 Maël – 2 Enzo – 3 le Sieg

9 Noé – 10 Axel

11 William – 12 Elliot – 13 Hugo – 14 Jocelyn

15 Maxence

Pour une fois qu’on a pas à se racler la soupière pour les compositions et rotations !

D’ailleurs, 10, c’est un joueur de trop pour Rambouillet dont l’équipe n’en ressemble que 9, des joueurs.

En parlant de 9, à Rambouillet, il se trouve que le demie de mêlée n’est autre que le cousin germain de Constantin, venu pour l’occasion – on parle de Constantin, mais aussi du cousin d’ailleurs, quand on y pense – venu disais-je donc en famille encourager ses copains (et un peu chambrer son cousin aussi). Je vous le donne en mille, le gamin s’appelle Augustin !

Et dire que j’ai mis toute la saison à ne plus m’emmêler les pinceaux entre ces deux patronymes d’empereurs romains…

Mais bref, pour une raison assez absconse tenant apparemment à l’incertitude du climat, les gens de Rambouillet préfèrent faire passer le match à toucher à la trappe.

On rentre vite dans le vif du sujet !

Contre Rambouillet, équipe rayée blanche et vert (imaginez une version écolo du Racing) on embraye donc à 9 contre 9 et un essai planté par Elliot dès la première action.

La première mi-temps se solde par un 4-0 sans appel où, paradoxalement, les nôtres n’ont guère brillé.

Pour être honnête, suite à la production en tous points satisfaisante de la semaine précédente, je me sentais en droit d’être exigent.

Et bien j’ai été très déçu.

Nos garçons sont retombés dans leurs travers de début d’année, oubliant gaiement toutes les vertus de soutien et organisation offensive qui ont bâti leur triomphe du samedi d’avant.

Très peu de passes.

Beaucoup d’actions individuelles sans même regarder le soutien du copain proche (pour le lointain, je n’en parle même pas !), presque aucun joueur démarqué (à part William).

Hugo, Mael et probablement Axel ont salé l’addition contre une équipe adverse surtout dominée en défense, concassée aussi par un travail de sape en mode « no pasaran ! » de Jocelyn et de Maxence.

Siegfried aura tenu son rôle de perce-murailles, heureusement relayé par Noé pour faire faire circuler la gonfle, autrement j’ai peur qu’on ait assisté à un remake particulièrement désolant d’un Oyonax v Auch hivernal de ces Taupe 14 de naguère (oui, oui, Auch a connu le Top 14, messieurs dames, comme jadis Dax et Bourgoin !).

Bref, ce n’était pas bien beau, notre histoire !

D’ailleurs, en seconde mi-temps, toujours à 9 contre 9 et privés d’Eliott pour cause de douleur au genou, Rambouillet a fini par nous en planter un, faisant beaucoup bicher les supporters autochtones.

Heureusement pour les mômes, maître Paraire n’était pas là pour contempler ça ! Connaissant son tempérament plus « ébullitif » que le mien – et qui, partant s’accommode bien mieux au rôle de père fouettard (il en faut un dans chaque équipe de coach) – je n’ose imaginer les glapissements dont il aurait abreuvé nos oreilles. D’autant plus que de la friture sur la ligne s’était installée entre les liaisons Noé-Axel, nuisances susceptibles d’excéder de manière radicale l’excellent homme que toute approximation chez les demies irrite au plus haut point.

Quoiqu’il en soit, je ne vous le cache pas, sur le coup, j’ai dû exhiber ma lippe Auvergnate. (L’Auvergnat est maussade, sachez-le ! Une lippe Auvergnate tricote l’expression désabusée mais résignée du gars qui a témoigné de 8 défaites en finale mais qui continue néanmoins d’y radiner sa pomme sous le spécieux prétexte qu’il a entendu dire, qu’un jour, son village en avait gagné une).

J’ignore s’il faut y voir une relation de cause à effet – probablement pas – mais Mael finira par nous planter sa spéciale (encore un essai à 0 passes), histoire de remettre les pendules à l’heure, avant qu’Axel, constatant mon déplaisir, ne solde l’affaire en plantant deux points coup sur coup, le second plus moche encore que les autres en remontant tout le terrain sur l’aile suite à une perte de balle adverse et le premier – plus intéressant par contre – en première main, après à une mêlée sur la ligne des cinq mètres adverses, suite à un coup de pied de dégagement monumental bien pressé.

Mais bon… Rien de bien folichon

A part le score, bien sûr.

Contre Ris Orangis, par contre : changement de décor !

Déjà, Ris Orangis : méfiance ! C’est du mousse par là-bas !

En U7, au tournois du Muguet, la petite équipe débutante alors menée par Moumoute où, sur le terrain samedi, subsistaient encore Jocelyn, Axel et Noé, cette équipe donc (à comprendre la notre), après avoir vaincu le Racing, le PUC ET Massy, s’était fait piler en finale par Ris Orangis et ses gabarits hors norme.

En 2018, ils en gardaient quelques-uns des gabarits avantageux, en U10, Ris ; surtout leur entraîneur d’ailleurs, mais globalement, c’était certes du balaise, mais pas du niveau de Bagneux.

Une équipe à notre portée donc !

On a pris la marée en première mi-temps pendant un bonne demie douzaine de minutes, sans céder, surtout grâce à l’abnégation défensive de Jocelyn, Siegfried, Enzo et Eliot (qui se sera fait mal au genou pour le compte). Et puis finalement, une fois les barbelés bien plantés et l’orage commençant à se calmer, nos garçons rassurés, ont refait surface.

On peut dire ce qu’on veut de mes U10, mais ils font preuve d’une sorte de confiance en eux rigide, revêche je dirais même, qui ne cesse de m’impressionner.

Alors, prenant la bête à bras le corps, avec leurs limites du jour, les voici qui lancent le Sieg et Mael en plein fer, s’empalant rugueusement dans la défense bien fixée pour le compte jusqu’à ce que Noé en relance une couche avec Enzo, puis Maxence venu flairer les joyeusetés, histoire de… Une fois l’essaim bien regroupé, notre 9 cherchait les flèches, Axel ou Hugo pour voir s’il n’y avait pas moyen de…

Au début non !

Notre ouvreur a bien réussi à embrouiller deux défenseurs avant de gâcher ses louables efforts par une passe en pleine tête à son ailier.

Et puis finalement si !

Un essai superbe d’Hugo (on jugera la performance individuelle pour l’occasion vu que, décidément samedi, l’expression collective était au niveau proche du U6) qui au terme d’un incisif slalom dans les lignes défensives, finira par nous donner l’avantage.

Cela aurait mérité de (et dû suffire à) remporter ce match.

Surtout qu’en seconde mi-temps, avec le retour d’un Eliot franchement diminué par son genou, Ris s’est finalement montré guère dangereux et nous assistions – un peu désolés il faut le dire – à une sorte de bataille de chiffonniers où s’enchaînaient mêlées, rucks et mauls, le tout bien stérilement localisé au milieu du terrain ; façon lousinage en règle dans la pure tradition des Brive v Clermont des années 60 !

Clairement, d’un point de vue de l’esthétisme rugbystique, tu briguais pas un oscar ; pas même le césar pour ce que ça vaut.

Un match taillé pour Téo, quoi ! Sauf que Téo, justement, il n’était pas sur le terrain.

Pas dit non plus qu’il ait débloqué la situation, tant Mael, Enzo, Siegfried, Maxence et Jocelyn ont montré de l’appétence pour les tâches dites obscures sur cette mi-temps. Jusqu’à notre petit William qui s’est allègrement chauffé les épaules à ces rudoyantes embrassades. (Dire que j espérais le voir rééditer l’essai magnifique marqué à l’entraînement du mercredi précédent !). Hugo nous aura soulevé un nombre incalculable de ballons, aussitôt libérés, aussitôt recoffrés….

En gros : tout le contraire du rugby qu’on essaye de leur faire mettre en place depuis fin Août.

Au bout du compte, sur la dernière action, on se prend un essai d’égalisation, malgré la louable intention de Raphaël (le papa du Sieg) de le faire invalider pour aplatissement non conforme.

Mes garçons impliqués sur l’action sont formels : l’un d’eux a tapé dans le ballon au moment où le 9 adverse allait plonger. Il est vrai qu’au jugé, il m’a bien semblé que le rebond de la gonfle prenait une courbe particulièrement excentrique pour une marque ; mais ma foi… Qui n’a pas pris une mauvaise décision arbitrale lui lance la première pierre !

En l’occurrence, je ferai preuve d’un étourdissant silence.

Car l’essai, finalement, il a été validé.

Égalité 1-1, donc, et accessoirement grosse déception de l’éducateur.

Mais consolons-nous avec le très bon accueil final de Rambouillet (ils offraient la bière pour les entraîneurs) et cette journée sans défaite dans un jour clairement sans.

Plus que deux tournois cette saison, dont notre Briard.

D’ici là, nous aurons retrouvé Constantin et Téo. Eliot sera requinqué et – prions un peu – personne ne se blessera entre temps.

Pour ma part, je continuerai de rêver à mon préchi précha de passes avant contact sur défenseurs fixés, avec prises d’intervalles lancés, soutien intérieur du joueur en retard, famille des joueurs en avance démarqués qui ont senti le coup et sans oublier les deux gars qui restent dans l’axe, l’un pour déblayer, l’autre pour distribuer, le tout en mouvement, avec la balle qui chante d’une main à l’autre, tout ça au rythme enlevé d’une symphonie type… Type…. Je sais pas, une symphonie quoi… Comme dans les pubs!

Mais là clairement, je suis dans la science fiction.

Frank Herbert : sors de cette tête !

Reviens sur terre !, demain la finale : c’est Montpellier v Castres.

J.

U14 compte rendu TOURNOI DE CHAMPIGNY

Lieu : STADE NELSON MANDELA CHAMPIGNY

  • Temps : beau et chaud
  • Terrain : parfait (mention très bien !)
  • Accueil : très bon
  • Nombre de joueurs : 16 / 22
  • Organisation du tournoi : moyenne sur l’enchainement des matchs ( trop long ) et peu de temps de jeux au total 42 min sur 80 autorisées.

Equipes rencontrées :

  1. UBM 1 et 2
  2. SCUF 1 et 2
  3. CHAMPIGNY 1 et 2
  4. MITRY MORY
  5. VGA
  6. RCPB 1 et 2

Nous avons mixé les joueurs le matin en équilibrant les niveaux, l’objectif était de terminer à minima second sur les deux poules, contrat atteint avec une deuxième place pour les deux équipes ( 3 victoires pour 1 défaite) .

A noter qu’hormis UBM et Champigny 1,  le niveau des autres équipes était relativement moyen voir faible (exemple VGA qui a envoyé seulement 8 joueurs de 1ère année)

L’après-midi, nous retrouvions nos deux équipes en tableau final ( ½ finales) face aux redoutables UBM ( niveau A3 en CIFR) et Champigny ( niveau B1). L’objectif des coachs et des joueurs était d’amener au moins un équipe en finale, donc stratégie « first » l’équipe qui jouera contre Champigny s’est retrouvée renforcée de 2 joueurs de l’autre équipe…

Résultats 1/2 FINALES :

Ø  RCPB 8 – 0 CHAMPIGNY

Ø  RCPB 1 – 6 UBM

Match 3ème place :

Ø  RCPB 1 – 5 CHAMPIGNY

FINALE :

Ø  RCPB 2– 4 UBM

Malgré le renfort des 2eme années nous n’avons rien pu faire faire face à une très belle équipe d’UBM organisée, technique et physique.

Bravo à UBM et encore belle performance de nos jeunes qui se sont hissés en 1/2 finales.

Classement final :

  1. UBM
  2. RCPB
  3. CHAMPIGNY
  4. RCPB  

Mention spéciale pour le RCPB qui remporte le trophée des clubs grâce aux bons résultats récoltés sur les autres catégories.

Planning à venir :

Ø  Entrainements mardi et jeudi

Ø  Samedi repos

Ø Dimanche tournoi de ROSNY à XV (merci de répondre à Audrey et Nathalie via Whatsapp concernant la présence de votre enfant)

Bonne semaine

Les Educateurs EDR U14

François, Daniel, David et Rémi

Tournoi de ROSNY SOUS BOIS

Bonjour,

 Ci-joint le compte rendu du tournoi de ROSNY

(Quelques photos pour illustrer cette journée)

 Lieu : STADE ARMAND GIRODIT ROSNY SOUS BOIS

  • Temps : beau et chaud
  • Terrain : excellente pelouse ( humide le matin mais parfaite en début d’après-midi) – pelouse non tondue donc légèrement haute
  • Accueil : très bon
  • Nombre de joueurs : 16 / 22
  • Organisation du tournoi : nos U14 ont joué 92 minutes sur la journée ( 50’ le matin et 42’ l’après-midi)

 Equipes rencontrées :

  1. VINCENNES 1  (niveau Elite)
  2. VINCENNES 2   (niveau B1)
  3. ROSNY (niveau A3)
  4. RED STAR (niveau A1)
  5. VITRY SUR SEINE (niveau B1)
  6. RCPB (niveau B1)

 Le tournoi se composait de 6 équipes, toutes d’un niveau > ou = B1 donc on allait donc avoir affaire à de belles rencontres.

Le matin, une poule regroupait l’ensemble des équipes, cela permettrait de faire un classement pour que l’après-midi, on ait un système de barrages, 1/2 Finale et Finale.

Nos U14 ont été valeureux sur certains matchs, ont su lancer des superbes attaques avec un leitmotiv unique : Le jeu en mouvement et ont su faire preuve d’une belle solidarité.

En 1/2 finale face à Vincennes 1, il nous a manqué de la fraîcheur pour faire douter une belle équipe qui évolue en ELITE mais on a vu une équipe du RCPB qui a fait honneur à son maillot.

Mentions spéciales à :

  • Notre buteur Nathan qui nous a gratifié de magnifiques coup de pied en coin et nous a permis sur une pénalité de 35 m de vaincre le RED STAR .
  • Guilhem qui a été surnommé le sécateur par ses adversaires avec ses plaquages dévastateurs !
  • Notre capitaine courage Enguerrand qui a su parler à son équipe, la motiver et la transcender
  • Noah avec ses percées dans les lignes adverses …
  • …. Et aussi à tous les autres joueurs qui grâce à leur jeu collectif a permis au RCPB de se hisser à la 3ème place !!!!

Bravo car on a vu du beau rugby à XV avec un plateau relevé .

 Résultats MATIN :

–  RCPB 14 – 0 VINCENNES 2

–  RCPB 21 – 0 VITRY SUR SEINE

–  RCPB 0 – 7 VINCENNES 1

–  RCPB 0 – 7 ROSNY

–  RCPB 7 -12 RED STAR

APRES MIDI BARRAGE :

–  RCPB 34 – 0 VINCENNES

1/2 FINALE :

Ø  RCPB 0– 22 VINCENNES 1

MATCH 3ème PLACE :

–  RCPB 3 – 0 RED STAR

Classement final :

  1. VINCENNES 1
  2. ROSNY
  3. RCPB
  4. RED STAR
  5. VINCENNES 2
  6. VITRY SUR SEINE

 Planning à venir :

–  Entrainements mardi et jeudi

– Samedi 16 JUIN TOURNOI BOUCLIER BRIARD

Bonne semaine

Les Educateurs EDR U14

François, Daniel, David et Rémi