Résumé très subjectif du Tournoi du Muguet.

 

Samedi 28 Avril 2018

 

Matchs de Poule (Matin)

Vincennes 1 – RCPB : 2-0

VGA – RCPB : 1-1

BVB – RCPB : 0-2

Yerres – RCPB (8 v 8) : 6-0

 

Matchs de Classement (poule Basse)

VGA-RCPB :1-0

Vincennes 2 – RCPB : 2-3

Choisy (dits « les p’tis bateaux ») + Téo et Hugo  – RCPB : 2-4

BVB – RCPB : 2 – 4 au planchot.

 

BILAN : 3 Défaites ; 4 Victoires ; 1 Nul. / 16 essais encaissés ; 15 essais marqués.

Classement final : ventre mou (plutôt sixième que cinquième).

 

Grosse modo, on a fait un bide.

 

Que dire de plus ?

A si !

Terrain synthétique (trop petit le matin, rectifié l’après-midi ; pas que ça nous ait désavantagé, notez bien)

Temps pas pluvieux. Parfait pour jouer au rugby.

 

Pour le reste, ma foi, vous y étiez presque tous d’où utilité très relative d’un tel résumé.

Mais enfin, on va s’y coller quand même parce que :

  • J’ai du temps dans l’Eurostar, d’une part.
  • Ça fait plaisir à notre directeur du rugby de l’autre. Vu qu’il nous quitte bientôt, il me chagrinerait de sursoir à ses habitudes.

 

Donc, bon, 12 petiots pour le tournois du Muguet, fiché un peu n’importe comment en fin de vacances scolaires. Si vous me demandez mon avis, c’est plutôt le calendrier scolaire qui est mal bricolé, mais nous n’entrerons pas dans ces considérations ; il est possible qu’une institutrice lise ces lignes et en prenne ombrage.

Mael, bloqué en Thaïlande d’où il nous envoie en vidéo ses encouragements (au moins un qui comprend le concept du mot « vacances ») et Ange sont les seuls absents que nous déplorions.

Une équipe complète, donc.

Circonstance aggravante….

 

Bref, du grand classique dans les compos. Enzo, Téo, Siegfried et Alexandre se retrouvent logés en première ligne. Noé et Axel occupent la charnière, avec Hugo essayé au poste de 9. Elliot et Constantin tiennent le milieu de terrain, poste qu’ils ont aussi partagé avec Maxence (dont l’œil avide lorgne toujours désespérément vers les trois postes du devant). Enfin, William, Hugo et Jocelyn se retrouvent à l’aile. Maxence le couteau suisse garde à l’arrière, suppléé par Jocelyn quand le premier nommé sera monté en 13.

D’ailleurs, notez que les postes, chez nous, souvent chamboulés par nos fréquentes rotations commencent à tenir d’une sorte d’automatisme figé chez les enfants ; automatisme qui, d’ailleurs, commence à m’inquiéter…

Par exemple : en cours de match, faites rentrer Alexandre à l’aile, 9 fois sur dix, vous le retrouverez deux minutes plus tard à pousser la mêlée suivante.

Axel, remisé brièvement en 15, négocie subrepticement avec Noé et Constantin un translation discrète pour récupérer son rôle de 10 sur une phase défensive et ne plus le lâcher ensuite.

Un seul souci travaillera William : savoir à quelle aile on le fige et sur quelle ligne de touche il doit s’accrocher ; un peu comme le matelot au cordage du bastingage. Il n’en bougera guère !

Eliot ne connaît qu’une unique boussole : Constantin.

Quoi qu’il arrive, il se loge derrière, prêt à en découdre ou à lancer le chevaux.

La problématique Siegfried et Téo ne se pose pas ! Vous ne les trouverez jamais qu’au cœur du jeu, là où ça bastonne et ça lousine. Il en va de tels caractères rudoyants, un peu comme ce joueur des années 60 (un pilier biterrois je crois) qui tenait jalousement le ballon de match pour l’entrée sur le terrain et qui, avant de le remettre à Monsieurlarbitre, l’embrassait religieusement en lui susurrant un « à la semaine prochaine » enamouré.

Jusqu’à Noé qui, quoi qu’il arrive, une fois l’ogive sortie des pieds des avants l’enverra systématiquement à Axel (et personne d’autre) !

Vous aviez bien Enzo, esprit un peu plus aventureux ou rebelle que les autres qui, par à-coups, confessait une dilection à naviguer au jugé dans la ligne d’attaque, ratissant au passage les passes qui ne lui étaient pas foncièrement destinées. Mais, houspillé par notre maître Paraire en chef, il a corrigé cette tendance farfelue pour venir se ranger bien sagement derrière son 10 – en soutien axial s’il vous plaît ! – histoire d’aller déblayer derrière son ouvreur quand – systématiquement là encore – celui-ci après dix-huit crochets et un seul défenseur battu (seize fois d’affilée) se retrouvera empalé dans la muraille adverse.

 

Mais revenons-en à nos moutons.

Samedi, tombés dans la poule haute, nous avons d’emblée été surpris par l’équipe première de Vincennes, probablement par excès de confiance de nos garçons qui se rappelaient avoir mis une pilule mémorable à leur équipe seconde plus tôt dans la saison. Clairement, Vincennes 1 évoluait un tantinet au-dessus de nous samedi et le score reflète le match où nous avons pourtant eu des occasions – rares, certes – mais qu’un manque de maturité nous a empêché de convertir.

Le tir a été corrigé contre la VGA ensuite (1-1) qui avait sorti sa grosse artillerie, puis contre le BVB.

Contre Yerres, déjà qualifié, et largement supérieurs sur ce que nous avons pu voir, les garçons ont lâché l’affaire. Leur éducateur insistant qu’on joue à 8 v 8 pour cause d’exigüité du terrain et pour éviter le « BOUM-BOUM » rugby. Pas bête comme idée, vraiment. Sauf que les gamins arriveront toujours à te pourraver les plans subtilement bâtis des adultes ! Et que du « BOUM-BOUM » rugby non désiré, nous sommes passés à un « VITE-VITE » rugby où les individualités adverses (meilleures que les nôtres, il faut le répéter) se faisaient la malle dès le coup d’envoi pour marquer des essais sans aucune passe. D’autant plus que réduits à bricoler une équipe à huit, Philippe, Gilbert, la Dolle et moi nous étions efforcés à faire jouer tout le monde et faire tourner le plus souvent possible. La débâcle au planchot (6-0) reflète le match, lâché par les gamins qui avaient compris (ou pas) l’importance toute relative que nous lui accordions.

Les trois seuls essais marqués sur cette matinée auront été l’œuvre d’Eliot, qui a clairement surnagé samedi matin.

 

Pour l’après midi : malgré une défaite initiale contre la VGA, les garçons se sont bien rattrapés. Ils marquent 12 essais pour en concéder deux fois moins, enfilant trois victoires d’affilée pour conclure.

Hugo est sorti de sa boîte préprandiale pour nous marquer un joli essai d’ailier et clore le spectacle par un bel essai plein d’opportunisme en s’allongeant sur la balle dégueulée d’un ruck, roulade en bonus. Alexandre a manqué de justesse d’ouvrir son compteur pour la saison, mais une faute illégale aura endigué sa tentative, débouchant néanmoins sur une pénalité qui elle-même mènera à un essai. Bravo pour sa persévérance ! Il le méritait celui-ci.

Noé aura fait des misères aux défenses adverses, agressant sa ligne, histoire de prouver qu’il n’y a pas que Constantin et notre ouvreur qui sachent mettre le feu entre les lignes, mais surtout : recyclant rapidement ses ballons et trouvant avec une facilité déconcertante son numéro 10. Ce dernier aura retrouvé son ratio habituel pour aider à faire gonfler les scores.

Siegfried aura percuté. Et quand Siegfried percute, Siegfried avance ; euphémisme pour concasser.

Téo aura percuté (aussi) ; non seulement l’adversaire, mais aussi son grand-frère. Pour moi dont le fils cadet joue le souffre-douleur de l’aîné, la chose m’a rempli d’une grande admiration. Pas que j’en manquais pour cet enfant accrocheur, mais bon… Quand même !

Constantin aura crocheté, repiqué intérieur, mais pas que, trouvant Eliot avec autant de facilité que Noé trouve son 10. Belle prestation d’Enzo, vaillant dans l’engagement samedi. Vaillant, William l’aura été aussi, mais il n’aura touché que peu de ballons sur son aile. Du terrain gagné toutefois à chaque fois qu’il en a eu l’occasion. Jocelyn s’est encore illustré en défense, notamment contre les deux Vincennes et la VGA où son apport nous aura sauvé au moins un essai.

A noter les très bonnes prestations de Téo et d’Hugo quand ils auront joué contre nous pour Choisy (les fameux « petits bateaux » d’Eliot, surnom donné à cause de leur maillot blanc rayé bleu, façon marinière). Comme je ne voulais pas réitérer l’expérience du jeu à 8 contre 8, j’ai décidé de leur prêter deux joueurs en forme. Si vous voulez mon avis : ils ont tenu la baraque et ne sont pas étrangers à l’âpre bataille que leurs copains durent livrer pour remporter le match.

L’expérience a été réitérée avec Eliot, Constantin et Axel qui ont – si je ne m’abuse – chacun marqué pour leur équipe de circonstance.

Maxence aura fait du Maxence. Solide sous les ballons haut où il n’aura échappé qu’une seule balle, impliqué en défense et présent dans le combat. Clairement sa présence derrière rassure ses copains. Pas le plus bruyant, ni le plus agité, mais prudence ! Ce sont ces caractères que l’on pourrait croire à tort discrets voire effacés qui s’avèrent les plus essentiels à l’âme d’une équipe.

 

Finalement : on finit en milieu de classement.

Philippe et moi restons persuadés que nous pouvons prétendre à mieux.

Peut-être pas samedi dernier où, clairement, Yerres nous dominait largement, mais dans un proche futur, va savoir…

Pour le moment, toujours tributaires de la longue privation de matchs de l’hiver, nous n’avons pas su étalonner proprement notre équipe et en déterminer les besoins et les manques.

Conséquence : elle joue un peu au rebours de sa nature profonde. Nature que nous qualifierons de… Comment mettre ça ?… Belliqueuse. (J’aime bien l’adjectif batailleuse aussi, voire pourquoi pas ferrailleuse et tous ceux qui se terminent par « yeuses » en général, comme les arbres…)

 

Désormais disciplinée, ré-forgée dans des exigences de jeu déployé qui ne correspondent pas foncièrement aux qualités premières de la plupart de ses éléments, cette équipe a perdu un peu de cette pugnacité qui constituait sa force la saison dernière.

En cela, l’absence de Mael, élément perforateur, nous a été préjudiciable Samedi dernier.

Il faut aussi que notre petite charnière, baromètre désormais trop criant de l’équipe, apprenne à diversifier son jeu.

Noé ! : même s’il ne demande que ça, n’envoie pas perpétuellement Axel dans les murs chercher à se faufiler dans d’éventuelles lézardes qu’il est le seul à voir.

Balances-y tes gros : Téo, Mael, Enzo et le Sieg, tous à même d’aller te les créer, ces brèches ; plein fer, fixant la défense pour libérer les espaces aux autres chiens fous dont les semelles ignées mais bridées piétinent impatiemment la pelouse, reniflant la ligne, là-bas, si loin, mais visible quand même !

 

Donc nous verrons cela dès samedi, à Arpajon.

 

Pour finir : un énorme remerciement aux parents, grands frères, grandes sœurs, tantes et grands-parents pour le repas passé ensemble durant la pause.

Merci à vous de venir si nombreux et si fidèles tous les samedis !

 

Le rugby, sans vous, se serait quand même bien fade.

 

 

 

J.

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