Résumé très subjectif du tournoi CIFR du 5 Mai 2018, à Arpajon.

 

Quelqu’un quelque part doit lire ces chroniques.

Et ce quelqu’un – où qu’il soit – a bel et bien noté mes giries guère subtiles vis-à-vis de ces rendez-vous de match qui te bousillent 50% de tes déjeuners familiaux hebdomadaires.

 

Ce quelqu’un, samedi, il s’est surpassé : Rendez-vous à 11 :45 !

 

En plein cagna, tes gamins affamés t’arrivent en mastiquant le sandwich. On fait l’appel fissa et hop ! : on te colle tout ça – gamin et sandwich à l’intérieur du gamin – dans le car, et vogue la galère jusqu’à Arpajon !

 

Arpajon, c’est le stade où le parking est inaccessible aux bus. Tu te gares vaille que vaille devant le super-marché d’en face. Tu prends les raccourcis à travers les lotissements pour l’atteindre, leur stade ; au point que sans Carlos et Moumoute, en vérité, jamais tu le trouvais leur terrain !

Et là : BAM, déclaré forfait, Arpajon vainqueur !

Mais nous, comme on a Carlos et Moumoute, du coup, on les connaît Arpajon et on y arrive à leur stade, tout caché derrière son Carrefour et enfoui dans ses lotissements soit-il !

 

Conclusion :

Je peux rédiger ce résumé et fièrement déclamer les points suivants :

 

Samedi 5 mai – Tournoi CIFR no. 2 à Arpajon.

Terrain : dur et sec.

Temps : trop chaud.

Équipes : Arpajon (rouge et blanc) ; St Quentin en Yvelines (bleu turquoise et blanc) ; RCPB (Bleu et blanc)

Effectif : 12 joueurs (manquaient Hugo et Ange).

Résultats :

Jeu à Effectif réduits (6 contre 6) à toucher – 6 minutes par match

Arpajon 1 v RCPB2 : 0-6

Arpajon 2 v RCPB1 : 1-3

RCPB1 v St Quentin 1 : 2-0

RCPB2 v St Quentin 2 : 2-1

Jeu à Effectif Complet (à plaquer) – 10 minutes par mi-temps

Arpajon v RCPB : 0-5 (0-1 à la mi-temps)

RCPB v St Quentin en Yvelines : 1-0 (1-0 à la mi-temps)

 

Vous l’aurez compris, en terme de résultats, une bonne journée pour les U10 du RCPB qui abordent la troisième journée CIFR avec un bilan positif de 3 victoires en 4 matchs (et une grosse tôle, lors de la fameuse collision contre Bagneux).

 

Comme d’habitude, pour les rencontres à effectif réduits nous avions essayé de faire deux équipes équilibrées ; le RCPB2 regroupant les secondes années Jocelyn, Noé et Axel avec Alexandre, Enzo et Maxence.

Pour le RCPB1 : Constantin, Eliott, William, Siegfried, Téo et Maël.

Clairement, nos joueurs étaient plus mobiles que leurs deux adversaires du jour, peut-être aussi un peu plus agiles de leurs mains, comme quoi le travail martelé par coach Paraire et ses deux acolytes du Mercredi et mes sempiternelles répétitions d’exercices sur la passe commencent à rentrer. Et surtout grâce à l’entraînement probablement phénoménal de Gilbert et La Dolle – les deux acolytes en question – laissés seuls en charge le mercredi d’avant (d’ailleurs, je n’ai pas fini d’en entendre parler de celui-ci!).

 

Mais revenons en à nos moutons.

Ce fut plus compliqué pour le jeu à 10, d’autant plus que Constantin, l’un des arguments offensifs les plus décisifs de l’équipe, a eu la très mauvaise idée de se tordre la cheville quelques secondes à peine après le coup d’envoi.

Out pour le reste de l’après-midi.

Redistribution des cartes : Eliot est passé premier centre, Maxence a vécu la joie de remonter d’un cran (en 13), laissant le 15 à Jocelyn. Nos deux débutants Alexandre et Will ont occupés les ailes.

Pour le reste : du grand classique. Une première ligne constituée d’Enzo au talon et de l’alternance à la pile de Maël, Téo et du Sieg. Puis une charnière habituelle avec Noé et Axel.

 

Deux première mi-temps difficiles où le jeu a peiné à se mettre en place, le temps que l’équipe s’habitue à jouer sans son deuxième accélérateur de particules, mais heureusement sauvée par ses avants qui ont tenu la baraque pendant que les lignes arrières cherchaient leurs repères.

Comme souvent dans ces cas là, ça se conclue par le spéciale de Maël. Jerelèveleballonjechargetoutdroittoutdroittoutdroit – « Maël cherche ! Regarde ! » Qu’on lui

Braille du bord du terrain – Ouiouijevoisl’essaijevoisl’essai.

Bref, il marque l’essai.

Elliot a dû planter le second point des premières mi-temps, une fois que les lignes arrières ont enfin réussi à mettre de l’huile dans les rouage. Je dis « a dû » car parti chercher une bombe à froid pour Constantin, je l’ai manqué. Mais d’ordinaire, quand tu n’es pas sûr, les essais, tu les attribues à Eliot ou à Constantin, caractères d’un naturel plutôt discrets et t’as 95% d’être dans le vrai. Quand il s’agit des autres, tu auras comme une sorte de clameur rageuse, de plongeon voire de petite danse qui te fera d’ordinaire noter l’identité de l’énergumène à qui tu dois ton point (n’est-ce pas, monsieur Pomel Jr ?)

Mais je parlais d’huile dans les rouages de nos lignes arrière ; à noter sur ce point une progression intéressante dans la communication des gamins. Un peu comme Di Caprio dans Inception, je te leur mentionne l’idée d’un leurre dans le car (en rugby on appèlerait ça une « combinaison », mais moi qui suis plus branché sémantique que rugby je préfère enrichir leur vocabulaire général ; tout du moins dans le car) bref, ils leur ont servi trois fois le « leurre » en question, variant les côtés et tout !

Impressionnant !

Bon, c’est vrai que j’avais peut-être omis de leur préciser qu’une attaque de première main de la sorte aboutissait rarement de tes propres 22, d’où le timing guère pertinent de leurs tentatives, mais quand même, à envoyer Axel courir sans ballon d’un côté pour faire une sautée sur le premier centre qui se fait la valise de l’autre, ça leur a toujours fait gagner du terrain. Et surtout : ça ne s’est jamais soldé en désastre ; résultat assez fréquent quand tu tentes pour la première foi un truc pareil en live.

 

Pour les secondes mi-temps, profitant d’une certaine démotivation d’Arpajon qui venait de prendre assez cher contre Saint Quentin, ils ont mis l’équipe locale à l’amende. Avec, entre autres, un essai brutal de Téo parti dans une chevauchée dantesque de nos dix mètres, copier collé de celui de Maël, mais avec combat pour le ballon en plus.

Il tentera d’ailleurs de réitérer l’exploit avec tout autant de succès – tout du moins au début – sans toutefois pouvoir marquer, se faisant coffrer contre la ligne de touche et oubliant un magnifique 3 contre 2 au passage ; son 10 ET son 9 partis en soutien et réclamant le ballon dans son sillage.

Ça encore, on a beau le leur répéter : c’est pas acquis ! N’est pas encore Hugo Bonneval qui veut (témoin son offrande pour le 101ième essai en Top 14 de Vincent Clerc ce week-end).

Jocelyn placé en 15 a ouvert son compteur avec un très bel essai porté pour toute l’équipe après un pilonnage en règle de Téo, Enzo et de Siegfried sur la ligne adverse.

Axel a salé l’addition : 5-0 au final.

 

Les choses se sont corsées en seconde mi-temps contre Saint Quentin, remis en selle par la victoire contre Arpajon et finalement résolus à ne pas perdre un match dans lequel ils n’étaient menés que d’un essai. Ça a été chaud, très chaud même, entre deux premières lignes gaillardes. Maël a été exclu pour un coup de coude peu évident et surtout totalement involontaire, prenant surtout pour Axel auteur d’un sauvetage kamikaze à mi-chemin entre la corde à linge Tongienne, le plaquage au corps irlandais et la toile d’araignée de Spiderman, geste peu orthodoxe s’il en est qui aurait mérité quelques minutes sur le banc.

Alexandre, très méritant samedi, est passé à deux centimètres de marquer son premier essai, poussé en touche au dernière moment alors qu’il essayait d’aller aplatir dans l’angle – tandis que la ligne hurlait son nom à moins d’un mètre de ses mains. Mais que voulez-vous, certains enfants sont immunisés aux chants des sirènes, d’autres cultivent un penchant pour la complication ; certains même, subissent les deux en même temps !

Excellent match de Maxence, Enzo et Siegfried, vaillants sur les impacts et intransigeants dans les duels où ils ont toujours eu le dernier mot.

Enfin, bref malgré ça, on ne marquait pas. Maël nous avait pourtant refait le coup de la percée fantastique, mais cette fois-ci avec un coup de pied magistral qui a renvoyé l’adversaire dans ses dix mètres, récoltant une touche au passage ; un geste superbe, en plein mouvement et qui ne doit rien à personne, vu qu’on ne le lui a pas enseigné, celui-ci !

Encore un bon match de William qui a étoffé drastiquement sa participation au jeu samedi, notamment quand il a été placé en 13.

La dernière action du match s’est soldé par une attaque en hourra rugby de Saint-Quentin, résolus à aller chercher coûte que coûte leur match nul. Ils nous ont acculé jusqu’à notre ligne, ligne qu’ils ont franchi d’ailleurs…

Mais non, vu qu’un tampon bien assené a non seulement bouté le joueur en touche avant d’aplatir, mais en plus lui a fait lâcher le ballon au contact.

Comme cette ultime action se passait du côté de Maël et de Siegfried, je soupçonne l’un des deux d’en être l’auteur. Axel m’assure qu’il s’agissait d’Eliot.

Vous savez quoi ? Je ne suis même pas surpris !

 

Voilà !

 

En dehors de l’énorme point noir de la journée avec la blessure de notre Constantin qui va beaucoup nous manquer sur les prochaines semaines, notons toutefois le très bon accueil d’Arpajon sur cet après-midi ensoleillé.

Mais surtout – et encore une fois – super moment passé avec nos irréductibles, la famille Kimmich, M. David, Christophe, Messieurs Beauvais père et fils et Elisabeth, la maman de William.

Merci à vous de votre présence, semaine après semaine.

 

Julien

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