CR du tournoi bouclier briard U10

Episode 12

Résumé très subjectif du Bouclier Briard, 17 juin 2017

Poule Haute, tête basse

 Cette fois ça y est! : le dernier match de la saison. Sous le cagna, en pleine canicule, à la maison…

 Le Bouclier Briard, mon préféré…

 C’est samedi, c’est rugby! Bienvenue au RCPB.

 

Le Briard, c’est l’apothéose et le point d’orgue brutal de ta saison. Elle monte et monte avec les mois plus chaud, pour atteindre son acmé, là, samedi dernier (le 17), où elle explose et BIM!

Basta ! Grosses bises à tous et à Septembre!

 

Sérieux, même sous le déluge comme l’an dernier, avec pas assez de gamins pour former une équipe complète, le Briard, c’est un miel!

Surtout pour les U10 et les U8, il faut reconnaître! Pour une fois, tu échappes à Pironi l’englouti ou aux crottes canines de Bréguet et t’as droit au billard de Vandar… Un miel que je vous dis!

Pour la peine, j’amène un vieux Bourgogne du père Pomel, histoire de fêter ma certification. Car je vous le dis franchement, je sais bien qu’il faut s’occuper des gamins et qu’il y a un tournoi à jouer et tout ça, mais perso: le Bouclier Briard, pour Bibi : c’est un peu comme Noël.

Un Noël estival. Tu regardes tes mômes jouer, tu picoles avec les copains, tu causes rugby, bref : c’est la fête.

Bon, mais dans tout ça, il y a quand même des matchs à jouer.

Comme dirait Herrero, les deux mi-temps du match, c’est un peu la partie pénible du rugby. Certains caractères, dont votre serviteur, s’accommoderaient aisément de la seule troisième, mais passons.

Pour le Briard, j’ai plusieurs absents.

Nous semblons avoir égaré Tatane quelque part. Yannis nous fait, malheureusement faux bond, Noé s’en va répéter à la chorales sur les premières heures du matin (« la chorale, sérieux? » questionne-je M. Paraire Senior; ce à quoi il me répond par cette mimique universelle et propre à tout mari qui subit la loi d’une autorité supérieure, impavide et implacable et qui – la mimique s’entend – signifierait « Cherche pas… »; expression que les anglo-saxons – oui, eux aussi connaissent ces dilemmes – ont traduits par « don’t ask! », preuve s’il en est de l’universalité de l’asservissement résigné des époux aux lubies inamovibles de leurs épouses.)

Nathan nous arrive un peu patraque, occurrence excessivement rare chez ce garçon où les dehors calmes attendent ordinairement l’exutoire du pré pour pleinement s’exprimer

Nous aurons donc des premières lignes consistant en Maxime, Luka et Andreas pour les piliers. Ruben et Allan pour les talonneurs.

Auguste et Noé, l’enfant de cœur du lot, pour les 9. L’ombre de Nathan et Axel pour les 10, les deux J – Jocelyn et Julien – pour les ailiers (les « jailiers », en fait).

Les centres seront tenus par Gurwan, Valentin et Clément.

L’arrière reste la chasse gardée d’Alexandre.

15 gamins, moins Nathan, Julien et Noé sur le début. C’est pas trop mal ! Mais d’un naturel auvergnat (euphémisme entre autres pour « méfiant ») je demeure circonspect. A Sucy, on avait commencé à 14, on avait fini à 10!

Alors, ce qu’il faut savoir du Briard, c’est qu’il se déroule le matin en deux poules de brassage. Les équipes qui récoltent le plus de points sur les matchs qu’elles ont jouées se retrouvent en poule haute, où elles s’affronteront pour les premières places.

Jusque là, que du grand classique, mais la spécificité du Briard, c’est que les équipes moins bien classées le matin et qui se trouvent reversées dans la poule basse l’après-midi, se voient conviées à jouer une coupe elles aussi, par l’obtention de la troisième place, en cas de victoire.

Ainsi, cela donne à toute équipe la possibilité de se racheter et d’attraper la carotte à la fin.

C’est entre autres pour ça que j’aime autant le bouclier Briard.

Et parce qu’il y a de la bière fraîche aussi.

 

Pour en revenir à nos moutons : le matin,  nous nous retrouvons dans une poule où nous évoluerons contre:-

·         Maison Alfort

·         Combs la Ville

·         Savigny

·         Le Scuf

Rien d’insurmontable, mais tu te dis que ça va être serré quand même.

Honneur à l’hôte : on étrenne la journée. Bien sûr, il faut qu’on commence contre Maison Alfort. Pour mémoire, Olivier leur entraîneur était de ma promotion de certification cette saison et puis – l’an dernier, au Briard, justement nous avions dû bricoler une entente avec Maison Alfort qui, eux-aussi manquaient de joueurs. Cette saison, nos trois matchs s’étaient soldés par un résultat nul (4 – 4 en tout). Entre Maison et nous, il y a un passif positif.

Alors – histoire de faire jouer le ressort psychologique, cette fameuse « ressource mentale » chère à mon éducateur es formation fédérale, je réunis mes gamins autour de moi, très serrés. Surtout qu’avec Nathan résolument pas dans son assiette et montrant peu d’appétence à jouer, ils seront privés de leur arme offensive (et défensive) numéro 1.

« Bon, les gars – que je leur dis – Hey, pas de blague! Aidez-moi, là! Vous allez jouer contre l’équipe d’Olivier! Si vous perdez : il va me chambrer jusqu’à plus soif (et ça : ça prend longtemps) que je ne vais jamais en entendre la fin! C’est pas possible! Il faut que vous le gagniez pour moi celui-ci, autrement, je vais prendre trop cher! »

Il va sans dire je leur monte un char complet. Plus sport qu’Olivier : tu trouveras pas! Mais c’est crédule, encore à cet âge-là! Crédule et conciliant. Et puis gentils aussi, surtout mes U10 ! Là, tu les vois se serrer les épaules, bien attentifs à ma requête, dans le genre : « Mince, le pauvre, on peut pas le laisser comme ça! »

C’est donc avec application qu’ils s’y collent, bien emmenés par un Maxime métamorphosé depuis le tournoi de Sucy, parti sur le mode bulldozer en attaque et celui muraille de Chine en défense. Alors, c’est vrai que c’est pas toujours très mobile comme affaire. Ça connait surtout la marche avant et la direction tout droit, mais la vache : ça décape!

Collé à ses basques, Luka déblaye ou reprend le ballon (protégé et offert, s’il vous plaît) pour embrayer sur une autre couche en pénétration. Lui aussi décidé à percer du mur.

En gros ça cartonne beaucoup.

Auguste essaye bien d’écarter tout ça, mais quand cela arrive dans les mains de la Petite Flamme, c’est souvent pour repiquer inté, histoire d’envoyer un ou deux crochets gourmands, sans trop regarder derrière la disponibilité piaffante de Gurwan et de Valentin.

Les ailiers, je n’en parle même pas : en attaque chez nous, c’est un peu le poste potiche. Le ballon transite rarement vers ces horizons bornés et surtout lointain, raison aussi pour laquelle on retrouve régulièrement mon Jocelyn emplafonner l’adversaire en défense en plein centre, parce que non, il n’y a pas de raison que ce soient toujours les autres qui s’amusent!

Maison Alfort et nous-mêmes faisons jeu égal et pour tout dire, il n’y a pas grand-chose entre les deux formations, si ce n’est peut-être, un peu plus d’agressivité de notre part, notamment sur les déblayages où sur ce match, Andreas, Luka et Ruben ont excellé, nous garantissant la conservation de balle.

Au final, malgré les belles intentions d’un Alexandre coureur et de Maxime, on s’achemine sur un match nul jusqu’à ce que Gurwan flaire enfin la ligne d’en-but et qu’il décide, bon là, c’est bon, yen a marre : et m’enfonce tout ça sur l’une des dernières actions du match.

 

RCPB vs Maison Alfort : 1-0.

 

Mes gamins me reviennent avec un beau sourire satisfait de veaux en luzerne : « Dis, t’as vu ça ! Monsieur est servi ! il va pas te chambrer après ça, hein! » qu’ils me fanfaronnent.

Je vous jure que je les aime, ces mômes-là!

 

Les choses se corsent pour le second match, contre Combs la Ville.

Encore une fois, nous faisons jeu égal, mais en moins bien. Moins bien qu’au premier match tout d’abord et moins bien que Combs, surtout.

Nos déblayages ne sont plus aussi efficaces, Axel s’entête à forcer la décision par le défi permanent de son vis-à-vis, cherchant la solution tout seul, se coupant de ses soutiens sur ses premiers crochets tout aussi déroutants pour l’adversaire que pour ses coéquipiers.

Noé nous arrive sur ses entrefaites, je l’échauffe rapidement et le lance dans le bain, à l’aile. Malgré la défense efficace de Clément, de Jocelyn, de Gurwan et d’Alexandre, nous prenons deux essais.

 

RCPB vs Comb : 0-2.

 

Pressentant le match à leur portée, je constate Coach Riou qui trépigne sur le bord de touche. A sa mine rougeaude et aux brusques rejets de vapeurs qui sortent de ses oreilles, tu sens qu’ils vont avoir droit à une fameuse Philippique. Animé de ma vaillance légendaire, je m’éclipse opportunément alors qu’il leur remonte les pendules. Et c’est en auditeur avisé (donc éloigné) que je me délecte à distance de ses expressions fleuries qui tonitruent à travers tout le terrain, que tu peux les entendre de la route, malgré les deux ou trois-cent gamins qui peuplent Vandar.

 

Troisième match contre le SCUF.

Entre temps, M.Hus s’en est allé parler à Nathan, qui du coup, va beaucoup mieux. Il est un peu thaumaturge, M. Hus. On dirait pas comme ça, vu qu’à première vue t’as plus l’impression qu’il serait plus enclin à t’écraser la mouille, mais avec les petiots, non: il te les requinque fissa. Un tour de Christophe et tout le monde repart !

Contre SCUF, Nathan récupère le numéro 10, faisant glisser Axel en 13 et Valentin à l’aile.

Nos gros font le boulot et gênent considérablement le SCUF. Alan et Andreas s’y frottent avec ardeur. Auguste se rend intraitable en s’engluant souvent dans des plaquages d’où Ruben vient nous sortir le ballon. Noé, jouant ailier, subit la même malédiction de pénurie de ballons en attaque et – comme de droit – s’en vient repiquer à l’intérieur où sa bonne entente avec Axel, patiemment polie depuis les U7 sous Moumoute, perturbe l’adversaire.

A ce jeu, nous tenons le terrain.

Finalement, c’est sur une attaque à deux rondement lancée par Auguste, que Nathan arrive à s’échapper avec la petite Flamme en position d’ailier sur son extérieur. Happant deux défenseurs, notre ouvreur transmet dans le bon tempo, geste qui nous prouve si besoin en était qu’il est pile poil prêt pour les U12. Profitant de l’offrande, l’autre met les cannes pour aplatir en coin, et se faire rétamer par la défense adverse qui vient l’enterrer pour la peine.

Grosse douleur de mon petit garçon écrasé par l’ailier et le centre adverse par-dessus et perforé par le ballon aplatit en-dessous. C’est un peu comme être pris entre le marteau et l’enclume, mais que voulez-vous : il faut bien que jeunesse se forge ! Du coup, nous le sortons pour les dernières actions, histoire qu’il sèche ses larmes.

 

RCPB vs SCUF : 1-0.

 

Dernier match de la matinée : nous affrontons Chilly Mazarin.

Là tout de suite tu sais que ça va être chaud. On les a vu donner la leçon à Maison, avec des passes à tire larigot et des essais d’ailiers.

Malgré la présence de la charnière titulaire, Auguste et Nathan, en dépit de l’acharnement de nos deuxièmes années Clément, Alexandre, Max et Luka (Julien n’arrivera que l’après-midi), malgré même un match sérieux d’Alan, nous encaissons deux essais sans pouvoir en marquer un seul, arrêtés devant la ligne plusieurs fois sans la franchir.

 

RCPB vs Chilly Mararin : 0-2.

 

Deux victoires, pour deux défaites.

Ça ne s’est pas joué à grand-chose sur nos deux revers, il faut le dire.

On lâche notamment un ballon dans l’en-but adverse contre Combs, mais en gros, Coach Riou, M. Hus et moi-même (le Bon, la Brute et le Truand, en vérité, dans cet ordre) tombons d’accord : On ne peut rien leur reprocher et on a vu des trucs pas mal dans le jeu.

 

Pour couronner, le tout : on jouera en poule haute.

Grognement dubitatif de ma part.

Suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle, ça!

 

Bon, on verra cet après-midi. Entre temps, ya le Bourgogne à siffler!

 

Les crampons de Valentin ayant rendu l’âme s’arrogent une impressionnante imitation des grôles de Charly Chaplin. Favorablement impressionnés, son Papa et moi nous lançons dans une ambitieuse opération de cordonnerie consistant à réparer les dites chaussures avec du scotch.

L’entreprise ne se révèlera un franc succès qu’une fois M. Voillot Père employant les grands moyens et ramenant le scotch de chantier.

D’ailleurs, le scotch en question – gros rouleau orange – a été laissé au bord de terrain. Si vous le trouvez…

Bref, il fallait bien ça ! C’est que le rejeton Voillot, avec cette déroutante tendance à changer de direction toutes les deux foulées, aura au final autant épuisé ses chaussures que les défenseurs adverses !

Si ça : c’est pas du résultat….

 

Pour l’après-midi, en poule haute, nous retrouvons :

 

·         Combs la Ville

·         Chilly Mazarin

·         RCC 78 (la Celle Saint Cloud)

·         EGG 15 (c’est Gonesse / Goussainville)

 

Je grogne.

La Celle, saint Cloud, il nous avaient battu cette saison. Ça ne s’était pas joué à beaucoup… Mais bon, ils avaient gagné quand même.

 

On commence contre Combs.

Match à peu près similaire à la matinée, mais où montrant un peu plus d’application et aidés aussi par le retour de notre ouvreur titulaire et l’arrivée de Julien, nous nous dépatouillons mieux.

Le soleil cogne. Les momaques commencent à fatiguer. Les changements s’enchaînent.

Combs ferraille mais se montre guère dangereux, s’engluant contre Alan, Auguste, Ruben et Luka. Julien, Clément et Alex essayent bien d’aller coller leur museau vers la ligne d’essai adverse mais les rideaux défensifs de Combs demeurent aussi hermétique que le nôtre.

 

RCPB vs Combs la Ville : 0-0

 

Nous retrouvons assez rapidement Chilly Mazarin.

Là, contre ce futur vainqueur qui n’allait pas perdre un seul match de la journée nous nous retrouvons confronté aux même maux. Mots différents d’avant match. Cette fois-ci on insiste sur la confiance, après notre nul prometteur contre Combs. On va chercher à lancer Gurwan et à jouer moins arrêtés.

Vœu pieu : même solde.

 

RCPB vs Chilly Mazarin : 0-2

 

Ensuite nous nous retrouvons confrontés à l’EGG 15. Il s’agit de Gonesse Goussainville. Là encore, si on t’explique pas : pas moyen de le savoir ! C’est comme l’élusif Plateau Briard ou le fameux Val de Bièvre, ça !

Le microcosme du rugby a cela de marrant qu’il s’invente sa géographie propre, entre termes géologiques et acronymes divagants, l’amateur navigue là-dedans au gré de sa curiosité (parfois), son ignorance (le plus souvent) ou même de son imagination.

C’est rafraîchissant en tous cas !

 

Pour ce qui est du match contre l’EGG 15 : c’est RCPB vs Chilly Mazarin no. 2.

Un peu comme les suites des dents de la Mer. Tout pareil, même nombre de gars qui se font bouffer à la fin, mais d’abord la fille (ou parfois la bande d’adolescents) pour se faire bouloter la jambe. Et puis à la fin c’est le gros poiscaille qui crève.

Sauf qu’à chaque fois, le requin il est plus maousse que dans le film d’avant.

Bon ben là c’est pareil :

 

RCPB vs EGG 15 : 0-2

 

Sauf qu’en guise de plus gros poiscaille que dans les opus précédents : tu tombes sur la maxi tuile. Notre Nathan se fait la main !

Je le vois sortir de chez les secouristes avec un bandage gros comme sa tête entourant sa mimine. C’est le bandage qui entoure la mimine, pas la tête. Vous m’aurez compris.

 

Il reste un match contre la Celle Saint Cloud.

LE DERNIER MATCH.

Le dernier match de la saison.

Mais aussi le dernier match de cette équipe de U10 dont 12 des 17 éléments vont grimper en U12 l’an prochain…

Leur dernier match avec Coach Riou, M. Huss et Bibi.

 

On se réunit tous au bord de la touche, épaules contre épaules.

 

Je les regarde mes lascars, je les épie à m’en graver la prunelle.

Alexandre, Max et Alan ont commencé le rugby avec moi, l’an dernier. Cette année Valentin, Gurwan, Ruben et Yannis, débutants eux-aussi qui s’y sont greffés.

Pour ma seconde année d’éducateur, j’aurais eu ces 7 rugbymen tout frais qui m’ont tant fait rager, mais tant rire aussi ! Avec les plus anciens, qui se connaissent depuis les lutins : Julien, Clément, Luka, Nathan et Auguste et puis les premières années Noé, Andreas, Axel, Jocelyn et Tatane, les seuls qui me restent la saison prochaine.

Deux ans qui sont passés !

Déjà !

Pour en arriver ici, à notre dernier match ! Sous un soleil de plomb du Plateau Briard, avec Nathan HS.

Alors, bien sûr : je dégoise !

Probablement à tort et à travers – ce qui ne change pas de l’habitude – je déblatère sur le dernier match ensemble. Ceux qui vont partir la saison prochaine jouer leur rugby sous d’autres cieux : mon Allan à Poitier et Yannis à Avignon.

Serré au milieu de cette petite tribu turbulente et joyeuse je m’extravase dans une harangue peut-être un peu trop émotive et peu judicieuse mais qu’ils écoutent appliqués, mirettes grandes ouvertes.

Peu judicieuse, sûrement, mais c’est notre façon aussi de leur dire qu’ils vont nous manquer et qu’on a été fiers – oh très fiers – de les avoir accompagnés sur ces deux saisons et d’avoir partagé avec eux ces samedis et ces mercredis soirs.

Tous ces voyages en cars, ces entraînement sous la pluie, ces glissades dans la boue et toutes ces passes envoyées n’importe où, dont mêmes certaines qui t’atterrissent à travers le pif (hein, Max ?)…

Et puis à certains moments : quand t’y crois plus, que tu soupires, tu te dis, non, vraiment, on est trop nuls ! On n’y arrive pas… La perle d’un essai, surgit de nulle part, suite à un contre-ruck, avec quatre passes, prise de profondeur, vitesse à réception et soutien pertinent de la famille extérieure des joueurs en avance…

Et Coach Riou, M. Hus et moi – le Bon, la Brute et le Truand – qui nous regardons incrédules et épatés, ne sachant plus s’il faut rire ou pleurer.

Alors, on rigole. Parce qu’on est contents et qu’un essai bien mené, quand la gonfle chante d’une main amie à une autre, pour s’envoler à nouveau, suspendue à son propre épatement, avant d’être aplatie derrière la ligne, avec le sourire béant des enfants pour couronner le tout. Leur fierté et leur joie sans fard, sans anicroche ni crainte, pure et simple : c’est beau.

 

Pour tout ça, messieurs : merci et merci encore.

 

 PS :

Bon, d’accord. Le dernier match, discours ou pas : on l’a perdu.

Tout le monde est entré sur le terrain.

Tout le monde a joué.

Et on prenait 2-0 jusqu’à l’ultime action du match.

Une mêlée sur nos 5 mètres, introduction Auguste.

Elle est bonne à jouer, cette mêlé, s’enthousiasmerait Fabien Galthié sur France 2, dès qu’il constate qu’elle est vaguement équidistante des deux lignes de touche.

Pour le coup, elle n’est pas spécialement bonne à jouer, celle-ci, mais les mêlées n’étant pas poussées sur ce tournoi, on est certain de récupérer la possession.

De derrière la ligne de ballon mort, j’avise Axel, replacé en 10 à la place de Nathan, indisponible.

« Tu la joues ! » que je lui dis.

Le gamin regarde devant lui. C’est rare !

Il regarde derrière lui. C’est plus rare encore.

Gurwan se décale, sur notre ligne d’essai, pour donner plus de profondeur et se donner davantage d’élan.

Le ballon est éjecté par Auguste, la Petite Flamme se lance, Gurwan se lance et derrière Gurwan, Valentin, Julien et Alexandre.

Passe à Gurwan !

Non, en fait, c’était une feinte de passe !

Toute la défense s’y est fait prendre. Gurwan aussi, apparemment, car il sursaute.

Axel pour qui le concept de jouer dans les espaces libres signifie se faufiler dans les interstices des monceaux encombrés, s’insère entre les adversaires et s’engouffre derrière le rideau défensif.

Et on le voit, libre comme un goéland rageur partir talons aux fesses, remonter tout le terrain. Après une dernière frayeur du retour de l’ailier adverse, qu’il égare par un dernier changement d’appuis, il s’en va sans plus d’opposition s’écrouler dans l’en-but adverse.

Un essai façon bout du monde, sur la dernière action de notre dernier match avec notre équipe.

Un essai d’un première année, comme un symbole.

 

Sur la touche les parents et éducateurs exultent !

Certaines défaites vous laissent parfois une saveur délicate, presque victorieuse, dans la bouche.

Un essai pour finir.

Car c’est fini !

BIM. Comme ça !

Grosses bises et à la saison prochaine.

  Pour les photos :

 https://www.dropbox.com/sh/sv8cag3tceecfxd/AAAjIaLkdeWdvhs1EAlKUCQza?dl=0

 

 Julien Pomel

U12 CR du Bouclier Briard et PLANNING DE CETTE SEMAINE

Bonsoir,

Compte rendu de ce weekend riche en émotions pour nos U12 .

Tout d’abord commençons par la fin, UN GRAND BRAVO A NOS U12 pour cette superbe 3ème place obtenue au bouclier Briard.

La tradition des U12 se perpétue  ….

Après une matinée en demi-teinte ( 1 V pour 3 défaites), nos U12 ont su relever le challenge de faire carton plein l’après-midi sur la poule basse :

  • RCPB 2-0 Chilly Mazzarin
  • RCPB 2 – 1 Mitry Mory
  • RCPB 7 -0 Vincennes
  • RCPB 3-0 Maison Alfort

Comme on le dit : l’après-midi il n’y a pas eu photo et ICI C’EST VILLECRESNES !!!

Du combat, de l’abnégation des envolées ont suffi à éteindre les initiatives adverses .

Les coachs sont ravis de leur état d’esprit et fiers de les voir monter sur la 3ème place derrière deux grosses cylindrées qui sont RCC78 et Racing Metro ( qui évoluent en groupe A)

 

Pour info qq photos et le lien « officiel » des photos du tournoi  (grand merci à Philippe Saint Remy , papa en U14) :

https://www.dropbox.com/sh/sv8cag3tceecfxd/AAAjIaLkdeWdvhs1EAlKUCQza?dl=0

Samedi 17 juin tournoi du BOUCLIER BRIARD U14

Bonsoir à toutes et tous,

Une belle journée pour notre Tournoi annuel : Beau temps, bonne organisation, bonne ambiance !

11 clubs, 48 équipes, plus de 800 joueurs, 200 éducateurs, dirigeants, etc …et nos bénévoles à différents postes pour la réussite de cet évènement !!!

Résultats par catégories :

U6 : RACING 92

U8 : RCPB

U10 : CHILLY MAZARIN

U12 : RACING 92

U14 : SCUF

BOUCLIER BRIARD : COMBS LA VILLE

TROPHEE DU FAIR PLAY : MAISONS ALFORT

Pour nos U14 (au total 14 équipes) :

2 équipes ; RCPB2 finit 12ème et RCPB 4ème ; Alternance de bon et de moins bon dans le jeu . Retour au jeu à 7 après notre saison à 15 ..Il fallait retrouver les automatismes, jouer simplement, se motiver individuellement pour booster le groupe  ; Aussi, en fin de saison , plus compliqué …Nous félicitons nos joueurs pour avoir fait 6 matchs le matin et autant l’après-midi sous une chaleur estivale et être resté motivés

Encore une bien belle édition du Bouclier Briard ; RDV en juin 2018 pour la prochaine

Remerciements à nos fidèles supporters, aux cuisinières et pâtissières, à notre photographe/kiné, à notre poulet jaune …Bonne humeur garantie !

Repos bien mérité pour toutes et tous !

A la semaine prochaine

Bon dimanche et bonne Fête à tous les Papas

Franck CALBA

Educateur et Dirigeant U14 

Secrétaire Bureau Directeur 

Référent Commission Logistique

 

Rugby Club du Plateau Briard

06 80 84 56 68 

Tournoi du 3 juin 2017 à Sucy U10

Episode 11

Résumé très subjectif du tournoi du 3 juin 2017 à Sucy.

Un drôle de week-end.

Mine de rien, sans trop prévenir, nous sommes presque en été.

A peine a-t-on enfin réussi à s’habituer à ne plus marquer 2016 sur le haut de ton fichier excel ou sur le talon des quelques chèques qu’il t’arrive encore de signer (généralement à un organe administratif ou tout comme), qu’on réalise que 2017 est déjà à moitié grignotée.

Tu t’affoles un peu. Tu regardes autour de toi :

Les demies finales sont passées !

T’en es déjà au week-end de finale pour le Brennus (qui se jouera pour une fois un dimanche). Du coup, tu t’inquiètes, vu que – c’est forcé : t’as raté un épisode…

Alors tu comptes sur tes doigts, histoire d’y faire bien coïncider une remembrance ou pas, d’ailleurs ; quelque chose qui te prouverait que t’as bel et bien été absorbé par un trou noir ou subit un coma assez long, coma dont tu ne te souviendrais pas; même si tu supposes que la cause, quoi qu’il arrive ne peut qu’être éthylique.

· Donc, janvier: il a fait mauvais : terrains impraticables.

· Février : On a joué à Arpajon.

· Mars : On a joué à Montigny et battu Chelles à la maison.

· Avril : Pas de matchs, puis de toutes façons, il pleuvait.

· Mai : C’était le tournoi du Muguet où on a pris cher.

· Et Juin donc : nous voici au tournoi de Sucy.

Non, en fait : tout y est !

Clermont est finale, comme d’habitude…

Tu peux te rassurer, tu n’as pas fait un saut temporel à la façon Marty Mac Fly qui t’aurait privé de la première moitié de 2017. Et tout du moins, si tu as trop abusé de la dive muse de Rabelais – le fait est coutumier – tu ne l’as pas lutiné au point d’en perdre plusieurs mois au passage.

Bon, alors nous y sommes, au tournoi de Sucy.

Je vous le dis d’emblée : je m’en méfie de celui-ci !

Déjà, à cause de nos derniers résultats déplorables (se référer aux deux derniers épisodes de cette chronique) ! Mais surtout, la raison d’une telle défiance tient à ce que, la dernière fois, à Sucy, notre tournoi s’était soldé par une avalanche de blessés. La Machine à tamponner y avait laissé une main, Kylian une clavicule et Jean s’y était luxé l’épaule. A croire qu’il rôde sur ces terrains comme une malédiction qui nous serait particulièrement défavorable.

C’est donc assez circonspect que je me pointe – pas trop en avance, avouons-le.

On ne se refait pas !

Et puis à Sucy, aussi, leurs U10 sont entraînés par Erwan, jeune éducateur dynamique et confrère de promo de certification, dont justement je connais les qualités.

Non, en fait – et en vérité – suis pas méfiant : je suis carrément dubitatif !

Pourtant, nous disposons d’un bel effectif.

Certes, il nous manque nos deux piliers basques Tatane et Andreas, constitutifs de la première ligne briviste si chère à coach Riou. Notre ailier, Julien manquera aussi, ainsi qu’Auguste, notre 9 titulaire. Alan quant à lui n’assistera qu’à la séance matinale… Mais bon: 13 gamins quand même!

Treize, quand tu joues à 10, c’est presque le nombre idéal ! T’es sûr que tout le monde va jouer ; et en plus tu n’as pas trop à te racler la soupière pour les changements.

Mais comme je suis méfiant – et puis Auvergnat, aussi – je m’attarde surtout sur la moitié vide du verre. Va savoir si ce nombre, 13, justement, il ne nous portera pas malheur, encore !

Pour bien commencer la matinée – après un entraînement plutôt calamiteux qui a suscité l’intervention additionnelle de M. Paraire père – nous tombons justement sur l’hôte du jour.

On va devoir se coltiner les U10 d’Erwan.

Je vous le dis, je le sens de plus en plus mal, ce tournoi…

Vu qu’Alan se refuse à m’effectuer une seule passe correcte de tout l’échauffement, par dépit – et puisque je suis Auvergnat aussi, il subsiste toujours un petit fond de méchanceté dans ces bêtes-là – je lui refuse sa position de prédilection au talon. Il sera pilier et pis c’est comme ça !

Nous aurons une première ligne avec Ruben en 2 ; Luka et Max en 1, Alan commencera sur le banc. En 9 on pose Noé, en 10 Nathan. Coach Riou décide de commencer avec une paire de centre constituée de Valentin l’acrobate et de Gurwan le perce murailles. Sur les ailes nous aurons Axel la p’tite flamme, Clément le taiseux, Yannis le discipliné et Jocelyn le vaillant. Alex s’occupera du 15 puisqu’il a pris ses repères au poste.

Le tournoi présentant un nombre resserré d’équipes, nous jouerons nos matchs sur deux mi-temps de huit minutes chacune.

Premier match contre Sucy, donc.

Au bout de quatre actions, Coach Riou, M. Paraire Senior, Messieurs. Bisetti & Dollet pères et moi-même nous entre-regardons, chagrinés.

« Dieu que c’est laid ! » dirai-je.

Coach Riou, adepte d’un parler que l’on qualifiera de plus « enluminé » que le mien, leur tient de la touche un tout autre langage que je ne saurais retranscrire ici.

Erwan, arpente le bord du terrain d’une ligne d’en-but à l’autre, assez mécontent lui aussi.

« Vous faîtes que des rucks ! » m’accuse-t-il.

Ce à quoi, parce que je suis fataliste – et Auvergnat aussi – je rétorque en haussant les épaules, argumentation en trois points, comme à l’école (ça tombe bien, il passe son bac, Erwan) :

« Déjà, on fait ce qu’on peut… Ensuite, on prend pas d’essais, et ça : c’est déjà une fin en soi… Et puis enfin, les rucks, c’est comme le tango : ils se génèrent pas tout seuls. Il faut être deux ! »

Arrive donc ce qu’il arrive souvent quand ça lousine de la sorte.

A un m’ment donné, du gros tas grouillant où s’engluent tous les mômes, avec les rares non participants leurs yeux rivés sur le ballon qu’ils cherchent envers et contre tout à distinguer quelque part dans l’enfouissement général, au lieu de regarder l’adversaire (ça aussi, on ne le répètera jamais assez), bref à un moment, le ballon risque de sortir pour nous, d’ordinaire suite à l’activité de Luka et d’atterrir dans les mains de Nathan qui, lui, scrutait bel et bien le reste du terrain.

De là, notre 10 contourne la fixation générale puis s’en va courir là où il n’y a personne pour remonter le terrain et ouvrir le score.

Piqué par cet essai encaissé, Sucy va mettre les bouchées doubles sur tout le reste de la mi-temps pour revenir. Ils égalisent sur l’une des dernières actions avant la pause.

Passés à la moulinette de l’horloger en chef à l’entracte (il est fort mécontent de cet essai encaissé), nos petiots reviennent avec d’autres intentions.

Plus déliés et entreprenants dans leur jeu, mieux appliqués aux déblayages, aussi, nous leur plantons 3 essais par Alex, Axel et Nathan encore, dont l’un suite à une très jolie chistera en tombant de notre ouvreur à son arrière.

Il y fallait bien cela ! Car ne voulant être en reste, Sucy nous en colle 2, vexés d’être menés au score à défaut de l’être dans le jeu.

Match équilibré, entre deux équipes qui – sur le jour – se valaient mais où nous avons su nous montrer plus opportunistes.

Nous remportons ce premier match 4-3

SUCY vs RCPB : 3-4

Le second (et dernier) match de la matinée nous oppose à Ligny.

Hélas, Ligny n’a réussi à ramener que 7 joueurs. Après quelques débats assez fastidieux entre les organisateurs de droite, ceux de gauche, l’arbitre et les éducateurs, nous finissons par adopter la décision de jouer à 10 contre 10 en leur prêtant Luka, Jocelyn et Yannis.

Bien sûr, et comme d’habitude, me direz-vous, il faut que nos trois lascars prêtés nous sortent le match de la saison.

Ainsi, contre leurs copains, Coach Riou et moi assistons à la démonstration d’un Yannis intraitable sur les plaquages, à celle d’un Luka pugnace qui a soudainement assimilé la règle du hors-jeu (comme ça !) et à celle d’un Jocelyn qui porte enfin la balle pour aller défier la ligne d’avantage.

Coach Riou et moi, on en reste comme deux ronds de flanc, dis !

« Ils nous font à chaque fois le coup, dis ! A chaque fois ! » qu’il me martèle. « Dés qu’ils jouent contre leur copains, ils se réveillent ! A chaque fois la même chose ! »

A force de se mettre des buches aux entraînements, aussi !

A ce jeu-là, Ligny nous mène de deux essais à la mi-temps.

Mais du coup, cette rébellion salutaire de leurs copains, réveillent les ardeurs de nos titulaires – et notamment celles d’Axel, justement scruté par les yeux de son grand-père et de son oncle.

Se découvrant tout d’un coup un débord d’agressivité salutaire, la petite flamme se met en mode emplafonnage systématique option corde à linge tongienne. Il s’en va découper tout ce qui ose avancer davantage que de deux mètres.

Cet excès d’enthousiasme accouche de plaquages un tantinet au-dessus de la ceinture, quoi que peu dangereux en eux-mêmes, mais qui nous valent d’être pénalisés plusieurs fois – et à raison – pour plaquage hauts. Plus grave, il trouve le moyen d’infliger une laide cravate à la gargante à l’ailier adverse qui filait à l’essai. Celle-ci aurait mérité le carton rouge.

Il s’en tire avec une nouvelle pénalité de l’arbitre (très permissif sur le coup) et une épique engueulade de Coach Riou. On l’aurait bien sortit, mais le règlement stipule qu’il eut aussi fallu sortir aussi un joueur adverse, vu qu’avec nos prêts à l’adversaire, nous n’étions plus qu’à 10…

La mi-temps propice arrive sur ces entrefaites, permettant à Coach Riou de reprendre son souffle et d’en remettre une belle couche sur la flammèche, assez vergogneuse il est vrai, mais bougonnant pas mal contre ces adultes qui, décidément, ne sont jamais contents, à vous enguirlander quand vous ne plaquez pas et vous pourrir d’avantage encore quand vous le faites mal.

Menés à la mi-temps d’un essai. Je sens que mes troupes peuvent gagner celui-ci. Alors laissant mon horloger agonir un Axel de toute façon survolté, M. Paraire et moi haranguons le reste des troupes, assez convaincus que pour une fois, ils ont trouvé la bonne carburation.

Les déblayages s’effectuent correctement entre Alan, Ruben et Max. Noé distribue le jeu avec vivacité. Gurwan joue debout en attaque et érige les barbelés en défense, Nathan fait du Nathan. Alex a planté un nouvel essai et les ailiers Clément et Valentin cherchent à relancer.

Sur la seconde mi-temps, nous parvenons à renverser la vapeur, profitant probablement de la fatigue de l’adversaire ayant bénéficié de moins de rotations sur leur premier match.

Finalement, nous plions cette seconde mi-temps grâce à trois nouveaux essais de nos pourvoyeurs habituels, Nathan, Axel et probablement Clément.

Le match se clôture sur la blessure au genou d’un joueur adverse encore une fois pris trop haut.

En plein milieu du terrain Axel lève les mains bien haut, en signe universel d’innocence (ou du malappris, chopé la main dans le sac mais qui se rend devant la menace des fusils adverses) : « Celui-ci, c’est pas moi ! » se disculpe-t-il.

Coach Riou secoue la tête, geste polyglotte avec lequel il exprime à la fois sa lassitude, sa colère, sa mansuétude et même un certain amusement…

« Tu vas voir qu’un jour, avec celui-ci, ça va partir en générale ! »

Il n’est pas avéré qu’une certaine gourmandise n’ait point mâtiné ce propos.

En tout état de cause : LIGNY vs RCPB : 3-4

La pause du midi nous trouve sur ce constat assez étonnant pour nous de deux victoires en deux matchs !

Nous jouons la victoire au tournoi, dis !

Alors, d’accord : on est encore loin des exploits des U8 de Moumout, Olivier et Carlos qui ont planté 34 essais en deux matchs (!!!) au compte-rendu desquels j’inviterai le lecteur plus avant sur ce site.

Nonobstant, pour une fois, nous ne sommes plus le vilain petit canard du lot.

Les pauvres U12 sont encalminés sur ce tournoi par un manque rageant d’effectif ; avarie rédhibitoire d’autant plus plombée par l’abandon irrémissible de leur no. 15, suite à un épique caprice dont il a hélas le secret, né de je ne sais quelle décision d’arbitrage sensément injuste, mais qui lui valut (le caprice, pas la décision arbitrale, s’entend) une engueulade en règle de son éducateur, puis de sa mère, puis de son paternel et enfin de son grand-père, tant cette famille était venue en force à Sucy !

N’est-ce pas Tristan P ?

Quoi qu’il en soit, fidèles à notre réputation, nous arrosons la pause à la manière RCPBienne sous le soleil de Sucy. Après tout, il fait chaud, et en ces pays du Nord de la Loire, il faut savoir tirer parti de toute situation climatique favorable. C’est un bougnat Londonien qui vous l’affirme. Lui aussi est confronté à des soucis similaires.

Comme convenu, notre Alan nous quitte à la pause.

D’ailleurs, la reprise sera longue.

Tout d’abord, Ligny doit jouer contre le RCCC.

Comme ils sont en infériorité numérique depuis la défection de leur joueur découpé par l’un des nôtres (Axel réitère que non, non, il n’y est pour rien !) et qu’elle qu’en soit le coupable, nous sommes bien embêtés tout de mêmes, nous leur prêtons nos joueurs.

Et puis tiens : Puisque tu les as tant aimé : Axel, tu t’y colles !

Ce douteux cadeau fait beaucoup sourire l’éducateur de Ligny. D’autant plus que nous lui prêtons aussi Luka et Maxime, tous deux très batailleurs ce samedi.

Ils s’en portent bien, Ligny, de nos prêts ! Vu que Luka et Maxime, suivant en cela cet adage bien établi que tout U10 du RCPB jouera toujours mieux sous prêt que pour sa propre équipe – à notre grand dam ! avouons-le – Luka et Maxime disais-je ont sorti un match exemplaire, où ils ont ferraillé, porté le ballon, progressé avec rage et mis leur équipe dans l’avancée constante.

C’est ainsi que sous nos yeux ravis – ne boudons pas notre plaisir – nous avons vu ces deux-là porter une vaillante équipe de Ligny vaincre le RCCC (à comprendre Créteil / Choisy)

Notre tour d’affronter Créteil / Choisy arrive.

Faisant souffler Axel, Max et Luka, nous replaçons Gurwan le batailleur et Clément à l’avant pour entourer Ruben. Valentin reprend le centre, Yannis et Jocelyn occupent les ailes.

De ce match, je ne verrai guère que les premiers essais marqués par Choisy où Nathan sort rapidement sur bobo certes douloureux, mais sans gravité.

Clément suit la mouvance en restant au sol suite à un regroupement. Comme il se plaint du genou, les secours arrivent.

La secouriste ayant de beaux yeux, et l’éducateur-narrateur tenant du macho peu futé, je me dévoue pour transbahuter mon lascar sous la tente ! « Pensez, ma p’tite dame, pas besoin de brancard ! Je peux l’porter ! »

Tu parles !

Il pèse comme les pierres, cet enfant ! C’est pas le fils d’un pilier pour rien, le Clément.

Après une pause salutaire pour mes bras (et mon ego) à quelques mètres à peine de la tente, je m’engouffre chez les secouristes pour constater qu’il n’y a pas que chez le RCPB que la malédiction du tournoi de Sucy déploie ses sournoises menées.

Heureusement, plus de peur que de mal pour Clément. Un peu de glace et pis ça s’arrange.

Bref, pris que je suis sous la tente, je ne constaterai donc pas l’égalisation de notre équipe bien emmenée par Maxime, Noé et Luka et par des essais d’Alex et d’Axel.

Le temps que Clément et moi revenions, notre match se termine.

RC Choisy Créteil vs RCPB : 4-3

Première défaite de la journée.

Un peu frustrés par ce revers, un beau contingent de nos U10 se dévoue pour gonfler les rangs de Ligny qui s’en va affronter la VGA, toujours invaincue.

Max, Valentin, Yannis, Luka et la petite flamme en veulent encore.

Bon, allez !

Ça ferraille encore avec nos joueurs complémentant tant bien que mal les rangs de Ligny. Max qui a résolument oublié son frein à main à la maison fait des ravages. Axel a enfin retrouvé l’usage de ses genoux pour se baisser avant les plaquages. Yannis et Luka continuent leurs prestations sérieuses.

Et c’est une belle opposition qui est proposée à la VGA de Saint-Maur sur ce match.

Par contre, la VGA tournait vraiment au-dessus cet après-midi.

Ça ferraille vaillamment, ça meurt les armes à la main, mais ça perd néanmoins. Pour l’épisode croquignol, la Petite Flamme a pris la succession d’Alan, dont il est vrai, les frasques nous manquent. Alors, sur sa ligne d’en-but, il chaparde un ballon au porteur de balle, et le voici qui, d’un crochet, remonte toute le terrain le long de la ligne de touche pour marquer sans plus d’opposition. Evidemment, il gratifie la galerie d’un beau plongeon à la fidjienne qui fait hurler de rire Coach Riou : « Je te jure qu’il va nous la faire finir en générale, un jour ! »

Et là, au ton : y a pas de doute ! Il s’en délecte d’avance, mon coach Riou.

Le grand-père grognonne quelque chose sur l’humilité ou, en l’occurrence, son manque. Mais c’est normal. Il est Auvergnat, le grand-père. C’est pas démonstratifs, ces engins-là !

Quoi qu’il en soit, nous dépêchons Noé aux éducateurs de Ligny pour qu’il supplée son compère.

Sur la suite de ce match, l’après-midi avançant, le cruel diktat présidant au tournoi de Sucy reprend ses droits.

Valentin reçoit un coup derrière la tête, sans gravité, mais quand même, nous préférons l’arrêter pour le restant de joyeusetés.

C’est donc privés des élégantes arabesques de notre centre / ailier et de Nathan que nous devons affronter la VGA pour une sorte de finale.

Déjà que d’ordinaire, la VGA, c’est du velu, mais sans Nathan et en fin de journée, ça devient un peu mission impossible, vous savez avec le générique qui fait TIN TIN TINTINTIN, doudoudouuuuuu, doudoudouuuu…. Et Tom Cruise qui saute de l’immeuble.

Mais bref.

M. Huss débarquant sur ces entrefaites, Clément se remet illico de sa blessure au genou. Hop : sur la pelouse, au centre !

Avec une charnière Noé-Axel. Un Alexandre à l’arrière, des centres Clément – Gurwan, des ailiers Yannis – Jocelyn dont la maman arrive aussi. Et puis devant : les rugueux Ruben Max et Luka.

Comme dans le poème, dis : Nous partîmes à 13 ! Nous ne sommes plus que dix…

Depuis l’début que je vous dis qu’il faut s’en méfier des terrains de Sucy !

Contre la VGA, nous bataillons avec vaillance.

Malgré un Gurwan intraitable au centre, très vite suppléé par un Jocelyn kamikaze et solidaire des assauts incessants de cette belle équipe de Saint-Maur, nous reculons et reculons. A force, nous en prenons deux !

En témoignage de ces joutes rudoyantes, un joueur de Saint-Maur écope d’un carton rouge pour un plaquage haut.

Au milieu du terrain, Axel lève les bras : « C’est pas moi ! »

Comme la VGA, eux-aussi, n’ont plus que dix joueurs, nous faisons ressortir Clément.

Il ne tarde pas à rentrer à nouveau vu que sur l’action suivante, c’est au tour de Jocelyn de se faire maraver le bras.

La mi-temps est sifflée là-dessus, pendant que je m’en vais apporter mon petit ailier en larmes – les premières de la saison, malgré quelques tampons mémorables – jusqu’à sa maman pour qu’elle l’achemine à cette maudite tente enfantropophage, là-bas, qui préside au centre des terrains.

A la mi-temps nous faisons cercles épaules contre épaules.

Allez, les gars : faut pas lâcher ! C’est la dernière mi-temps ! On y croit !

Seconde mi-temps, à 9 contre 9 : même punition. 2-0 encore.

Mais à noter la fierté des garçons qui n’ont pas lâché l’affaire, ni baissé la tête contre une équipe qui évoluait un ton au-dessus.

VGA vs RCPB : 4-0

Très belle prestation encore de notre première ligne, Ruben, Luka et Maxime, bien supportés encore dans le combat par notre Gurwan, dont l’activité rugbystique s’effectue au rebours diamétral de l’agitation de sa langue. Le discours, de ce gaillard-là, s’effectue sur le pré, et uniquement sur le pré.

Privé d’avancée claire (contre la VGA), Noé a fait au mieux pour trier les ballons. De bons matchs à mettre à son crédit.

Alan – spolié de son poste préféré – n’aura pas démérité sur le matin ; beaucoup plus appliqué dans les matchs qu’aux entraînements !

Alexandre nous a gratifiés de son écot d’essais habituels suites à de belles accélérations du fond du terrain. De très bons matchs de sa part, et notamment en défense. Il s’est approprié le poste d’arrière après une très belle progression cette année. Il est prêt pour les U12 !

Collé à la ligne de front, comme toujours, Nathan nous a sauvé plusieurs situations chaudes et nous a marqué les essais qui ont permis ses copains de se mettre sur les bons rails. Comme toujours ! Nathan, c’est une sorte de Bayard moderne : sans peur et sans reproche + la playstation.

Axel aura été assez mentionné plus haut pour nous attarder davantage sur son cas.

Placés à l’aile et souvent bichonnés par l’adversaire dès qu’ils recevaient la balle, Yannis, Valentin et Clément auront fait avec les moyens du bord. Volontaires, ils n’ont pas abdiqués et n’ont jamais vomi les ballons au contact, assurant la conservation.

La même chose pour Jocelyn, avec une petite étoile « acharnement défensif » en plus. Il s’en sort avec une contusion du coude qui – touchons du bois – ne devrait pas le priver du tournoi du Plateau Briard samedi prochain.

Si – contrairement aux matchs précédents – nous avons avancés pendant ce tournoi, on le doit beaucoup à nos ailiers qui ont su monopoliser les défenses pour libérer les espaces à leur ouvreur, leur arrière et leur second centre qui ont fait fructifier la feuille de match.

Dur de trancher entre Maxime et Luka pour la mascotte.

Nous arrivons seconds sur ce tournoi.

A la faveur des victoires du matin, surtout, mais ne boudons pas notre plaisir ! Quand je vous disais que le travail (et la foi) finissait par payer !

Bravo aux garçons !

La récompense est méritée, même si par l’une de ces manœuvres étonnantes dont Coach Riou et moi détenons le redoutable secret, Carlos, M. Dollet et votre serviteur nous sommes retrouvés sans gamins pour recevoir le trophée !

Un drôle de week-end, vous titrai-je.

Nous gagnons une coupe, ce qui au su de notre piètre prestation du tournoi du Muguet s’avère carrément inespéré.

Et puis, au soir…

Rentré chez toi, t’apprend que deux ou trois retardés mal conçus dans leur camionnette s’en vont écraser les gens sur London Bridge puis poursuivre le massacre au couteau à Bourough Market, entre Brindisa et la Southwark Tavern, ton pub local ; à l’endroit même où tu prenais le café avec ton beau-frère, avant d’aller au boulot.

A deux pas de ton ancien bureau… Pas très loin des nouveaux, d’ailleurs. Que tu passes par ce chemin presque tous les jours…

Et tu te dis que toi, aussi, aux samedis de chaleur, tu as cherché, une pinte à la main, la fraîcheur de la rivière en flânant le long des ponts, Southwark, Millenium, Charing Cross, London Bridge ou Westminster…

Tu y as été, toi aussi, là, au milieu de ce pont, peinard avec ton reste de bière, insouciant et naïf, à rigoler avec les potes ou à galocher ta copine. Les pieds sur le tarmac jeté au-dessus de l’eau noire, ni sur cette rive, ni sur l’autre, car un pont, c’est un endroit entre parenthèses, suspendu entre deux mondes, avec l’eau en-dessous et le ciel au-dessus. Un pont, c’est un lieu de recueillement entre le bord que tu quittes et la berge que tu rejoins. Ils devraient être privilégiés, les moments que tu passes sur les ponts, car avancer dessus, c’est toujours faire acte de confiance. Quand tu avances sur le pont, tu marches sur un lieu à part avec la certitude chevillée à l’âme qu’il ne va pas s’écrouler. Tu fais confiance à ceux qui l’ont battis, mais aussi aux milliers d’hommes et de femmes qui avant toi et autour de toi, le traversent, tous aussi insouciants que toi… Certains mêmes te sourient avec leur reste de bière, une jolie fille au-bras.

Jusqu’à ce que ces gros débiles viennent pulvériser tout ça, en faisant de ce lien de partage, un trait de carnage….

Drôle d’époque que nous vivons, vraiment !

Et puis, car nous sommes décidément de drôles d’animaux, le lendemain, anxieux et toujours naïf, tu regardes quand même la finale de Clermont à la télé.

Pas que tu espères grand-chose, vraiment. C’est une finale habituelle, avec Clermont dedans, alors… Clermont qui joue à la Clermont pendant 20 minutes, les temps de mener 13-0, et puis se met à jouer à la Toulonnaise pour les soixante restantes où elle voit les centres-bulldozers adverses renverser ses piliers et mettre KO ses deuxième lignes…

Drôle de rugby !

Et drôle de finale.

Car Clermont gagne.

(…)

J’en reste sans voix, dis.

Oui : même moi !

Bravo (et merci) à ceux qui ont tenu jusqu’au bout !

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Julien Pomel

U12 RESUME TOURNOI DE SUCY –

Bonjour,

Ci-joint résumé du tournoi de SUCY

  • Date : 3 juin
  • Temps : légèrement ensoleillé le matin et couvert après-midi (pas de pluie) – T°C > 20°C
  • Terrain : souple
  • Nombre d’enfants présents : 7

 

Peu d’équipes inscrites en U12 : seulement 6

2 poules de 3 le matin (les 1er sont qualifiés pour la poule finale ainsi que le meilleur second )

 

Matin : 2 matchs – 2 défaites:

  • RCPB 1 – 3 SUCY  (match à 10 vs 10 , ajout de 3 joueurs de la VGA).
  • RCPB 1 – 7 LIVRY GARGAN (match à 7 vs 7)

Avec si peu d’effectif difficile de faire une performance, de l’envie et du combat mais malheureusement pas assez pour faire basculer le match.

Donc sans surprise on bascule en poule basse

Photos de la journée avec une mention spéciale pour l’équipe du RCC

Après midi : : 2 matchs -2 défaites:

  • RCPB 5 – 7 RCC (Créteil Choisy)  (match à 7 vs 7 )
  • RCPB 1 – 13 VGA (match à 10 vs 10 ajout de 4 joueurs de la VGA !!! tout le monde a joué !!!!)

Bref vous l’aurez compris avec 7 enfants le matin et 6 l’après-midi …. On repart avec un zéro pointé !

Dommage car clairement c’était un tournoi à notre portée après la belle performance réalisée au Muguet.

Espérons une mobilisation plus importante pour le tournoi du bouclier Briard .

Résumé tournoi du 3 juin 2017 à sucy en brie U8

Bonjour à tous,

Voici votre compte rendu du tournoi de cet après midi pour les absents.

Il fallait être là!!!!!!!

Je rigole!

Bref, pour commencer 47 essais sur 3 match. Je n’avais jamais vu cela avec des enfants.

Tous les joueurs ont marqués. Félicitation à Ryan qui marque son premier essai en tournoi et sur une phase de jeu splendide : cadrage débordement et hop dans le vent le défenseur.

Pour les 46 autres: des essais individuel et du collectif. 

Faisons des mathématiques : 47 essais pour 50 minutes de temps de jeu. soit une moyenne de 1 essai à la minute. houlala………………

Trois équipes rencontrées dont une équipe avec un bon niveau et de forte individualité la VGA saint Maur. Le petit poucet (RCPB) contre un poid lourd du Val de Marne. Bref, ils sont venus confiant sur le terrain, quasi sûr de nous battre.

C’était sans compter sur la rage de vaincre des enfants, Moumoute le coach filou et Carlouch le coach malin. Un peu d’analyse de match de nos adversaires et quelques consignes à notre équipe de U8 et hop nos adversaires n’ont rien compris. Un essai à droite, un essai à gauche en débordement et pour finir un peu de groupé pénétrant et terminé les espoirs de la VGA pour la première place.

Deuxième hier – premier aujourd’hui – aucune promesse pour l’avenir mais des beaux match et des combats de gladiateurs.

Avis aux amateurs soyer nombreux sur la touche le 17 juin 2017. les U8 seront présent pour le spectacle.

Un grand merci aux enfants et parents.

Bien amicalement

Vos éducateurs U8 et U6

2EME CHALLENGE JACQUES BURNOUF SAMEDI 03 JUIN 2017 A SUCY EN BRIE

Bonjour,

Petit compte-rendu du tournoi de Sucy qui nous a réunis au bord d’un terrain ensoleillé samedi 3 juin.

Dix-sept joueurs étaient présents. Deux équipes étant inscrites, nous avons choisi de les composer en fonction du niveau sportif avec un RCPB 1 constitué des joueurs les plus expérimentés et un RCPB 2 avec les moins expérimentés. Nous en avons expliqué aux joueurs la raison : c’était le choix des autres clubs présents.

Satisfaction : tout le monde a bénéficié d’un temps de jeu conséquent. Spécialement le team RCPB 2 qui a connu une matinée difficile avec une composition de poule qui l’a opposé à des équipes d’un niveau supérieur. Du coup, le mental n’était pas au rendez-vous : manque de confiance, fragilité physique, sentiment d’injustice pour certains vis à vis de la composition de RCPB 1…

Plutôt morose comme ambiance…

Ce RCPB 1 qui a produit le matin un jeu plutôt en deçà de ses possibilités, décevant. Juste assez efficace pour se trouver en poule haute l’après-midi. Juste assez pour me rendre aphone aujourd’hui… Et vas-y que j’te repique dans le paquet ! A quoi sert de transmettre le ballon sur les ailes ? Pourquoi occuper toute la largeur du terrain ? Et le jeu au pied, c’est juste réservé au coup d’envoi !

L’après-midi, heureusement, fut plus palpitant. « Ne réveillez pas un RCPB qui dort », serait-on tenté de dire… Même notre choeur de supporters s’est remis à vibrer ! Les deux équipes ont relevé la tête. La version 2 a joué un premier match en affichant des intentions au départ, elle a tenu ses promesses. Au fur et à mesure de l’après-midi elle a déployé ses ailes face à des équipes d’un niveau plus accessible. Deux victoires, une défaite. Ce n’est pas le plus marquant. Ce que tout le monde a apprécié c’est la montée en puissance de TOUS les joueurs, ils se sont tous, à un moment ou à un autre haussés au dessus de ce qu’ils avaient montré dans l’année. Ce qui les a remplis de fierté, de plaisir, de confiance et nous aussi, coachs et fidèles parents !!! Alors que vit-on : le RCPB1 piocher dans ce réservoir pour renforcer ses effectifs, les joueurs du RCPB1 faire la queue pour jouer dans la 2 ! Moralité : pourquoi, la prochaine fois, le 17 juin, par exemple, ne pas démarrer le tournoi en se promettant une solidarité à toute épreuve et un mental d’acier ?

Quant à RCPB 1, ils ont réédité le coup de Sarcelles, si l’on peut dire… Une défaite contre Choisy, pas déshonorante mais pas justifiable par une équipe, la même, qui bat la VGA en produisant un match de grande qualité : une détermination et une cohésion impressionnantes, une mise en place du jeu qui correspond à ce que nous avons su travailler de plus abouti. C’est trop tard pour retrouver sa voix mais ça fait chaud au coeur ! Cela se traduit par une troisième place qui ne doit pas nous satisfaire. Au passage, acceptons la leçon infligée par Sucy 1 qui dans le meilleur de ce qu’ils produisent ressemblent à ce qu’on sait faire mais en plus rapide, en plus précis et en plus puissant. Comme quoi, ils nous reste encore des marches à gravir !

Nous avons, bien entendu, une pensée pour Clément qui est parti avec la sirène des pompiers pour la deuxième fois de la saison. Il a été courageux et n’a pas eu d’état d’âme pour s’engager sur le terrain.

Le 17 juin, c’est chez nous, Clermont, il faut conclure cette année en beauté ! Ce petit jeu de mot pour vous signaler que dans l’effectif des champions de France se trouve un joueur formé à Sarcelles (il s’agit de Judicaël Cancoriet)… A bon entendeur, à mardi !

Les coachs